Les « docus de l’été » : La vie d’Yves Montand racontée par Yves Jeuland
Yves Montand, icône du cinéma et de la chanson française, est au cœur du documentaire « Montand est à nous » réalisé par Yves Jeuland, diffusé le 25 août. Ce film retrace le parcours de l’artiste, né en 1921 en Italie et arrivé à Marseille à l’âge de deux ans et demi. Issu d’un milieu modeste, Montand commence à travailler à l’usine dès l’âge de onze ans tout en cultivant des rêves de gloire. Sa première performance sur scène a lieu en 1938, où il interprète des chansons de Charles Trenet.
À 23 ans, Montand s’installe à Paris, une ville alors occupée qui va bientôt retrouver sa liberté. En 1944, il devient une figure emblématique de la nouvelle génération d’après-guerre, immortalisé par des photographies de Robert Doisneau.
Montand exprime d’abord un désir de faire du cinéma plutôt que de chanter, et sa rencontre avec Édith Piaf marque un tournant dans sa vie personnelle et professionnelle. Il obtient son premier rôle au cinéma en 1946 dans « Les portes de la nuit », qui lui permet de faire connaître la chanson « Les feuilles mortes ».
En 1950, Montand devient « compagnon de route » du Parti communiste, un engagement politique qui sera remis en question au fil des années. Le documentaire aborde également son parcours en Union soviétique, où il se produit malgré les événements de 1956 en Hongrie. Sa rupture avec le communisme se confirme en 1970 avec son rôle dans « L’Aveu » de Costa-Gavras, qui dénonce la répression en Tchécoslovaquie.
Le film met en lumière sa relation avec Simone Signoret, rencontrée en 1949, ainsi que ses luttes personnelles, notamment son manque de confiance et ses appréhensions sur scène. Montand connaît un triomphe à New York en 1959, où il se produit devant des stars telles que Marilyn Monroe.
Ce documentaire offre une plongée dans la vie d’un artiste complexe, dont le parcours illustre les bouleversements du XXe siècle.
Retrouvez le documentaire « Montand est à nous » d’Yves Jeuland le 25 août à 17h45 puis en replay sur notre site internet.
Source : Public Sénat



