REPORTAGE. Au Yémen, les médecins à bout de souffle espèrent pouvoir envoyer des patients à l'étranger – franceinfo

Yémen : Médecins à bout de souffle cherchent des solutions à l’étranger pour des patients en détresse

Dans un Yémen en guerre depuis 2014, le système de santé est à l’agonie. Les patients atteints de pathologies lourdes, comme le cancer ou des problèmes rénaux, doivent se tourner vers l’étranger pour recevoir des soins. Cependant, peu de pays acceptent de les accueillir et les places disponibles sont extrêmement limitées.

Riad Hamoud, médecin et fonctionnaire au ministère de la Santé, est souvent le dernier espoir pour ces patients. Dans son bureau, il exprime son désespoir face à l’ampleur de la tâche qui lui incombe. « Pour les hôpitaux, c’est difficile et compliqué de soigner ces maladies, surtout les enfants, car cela nécessite plus d’expérience, de personnel et d’équipements sophistiqués », déclare-t-il.

Le Yémen a établi des accords avec quatre pays, offrant chacun 100 places par an pour des patients en détresse. « Pour des cas de leucémie spécifiquement, la transplantation est impossible à pratiquer au Yémen », explique le médecin. Il doit établir des listes de patients en attente, mais les capacités d’accueil sont limitées. « Il y a tellement de patients, mais nous ne pouvons pas répondre à toutes les demandes », regrette-t-il. Les malades doivent donc espérer que l’état d’un autre patient s’améliore ou que celui-ci décède pour faire de la place.

Depuis le début du conflit, le nombre de pays disposés à accueillir des patients yéménites a diminué. Aujourd’hui, seuls l’Égypte, la Turquie, l’Arabie saoudite et la Jordanie restent disponibles. Ce contexte est d’autant plus préoccupant que le système de santé local repose sur l’engagement personnel des médecins, qui gagnent en moyenne 60 euros par mois, souvent sans régularité dans leurs paiements.

La situation au Yémen soulève des questions sur l’avenir des soins médicaux dans un pays déjà dévasté par la guerre.

Source : Franceinfo

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *