Je refuse qu’une personne demande l’aide à mourir par défaut de soins palliatifs
Yannick Monnet, ancien éducateur spécialisé à Moulins (Allier) et actuellement député, a récemment partagé ses réflexions sur la loi créant un droit à l’aide à mourir, adoptée par l’Assemblée nationale le 15 juillet 2026. Initialement en faveur de cette proposition, il a finalement décidé de s’abstenir lors du vote du 30 juin 2026, ainsi que lors de la dernière lecture.
Monnet précise qu’il n’est pas opposé à l’idée d’une aide à mourir dans des conditions spécifiques, mais il considère que cela devrait rester une loi d’exception. Selon lui, le débat aurait été différent si la France garantissait des soins adéquats, ce qui n’est pas le cas actuellement. Il souligne que l’aide à mourir ne doit pas être perçue comme une alternative au manque de soins.
En troisième lecture, il a proposé un amendement à l’article 4, visant à clarifier les conditions d’accès à la procédure d’aide à mourir. Monnet insiste sur l’importance de l’articulation entre l’aide à mourir et l’accès aux soins, affirmant que chaque personne mérite de bénéficier de soins palliatifs appropriés avant d’envisager une telle option.
Cette prise de position soulève des questions sur l’état des soins palliatifs en France et sur la nécessité d’améliorer l’accès à ces services avant d’élargir les droits liés à l’aide à mourir.
Source : La Vie.