Windows Server vNext sécurise ses VM et prépare l’après-SCSI

Microsoft a dévoilé la build 29621 de Windows Server vNext, marquant une avancée significative dans la sécurité des machines virtuelles et la gestion des infrastructures de stockage.

Dans le cadre de la préparation de la prochaine version LTSC de Windows Server, dont le nom définitif reste à déterminer (Windows Server 2026 ou 2027), Microsoft a rendu disponible la build 29621 pour les membres du programme Insider. Cette version peut être installée en éditions Standard et Datacenter, ainsi qu’en Desktop Experience ou Server Core. Une édition Azure est également proposée pour les évaluations en machine virtuelle. L’interface continue d’afficher temporairement la mention Windows Server 2025.

Trusted Launch dans Hyper-V

La fonctionnalité phare de cette build est l’introduction de Trusted Launch pour les machines virtuelles Hyper-V de génération 2. Cette option active Secure Boot, intègre un module TPM virtuel et protège l’état de ce vTPM au repos, visant à sécuriser les phases initiales du démarrage, souvent vulnérables aux bootkits et rootkits.

Bien que prometteuse, cette fonctionnalité est encore à un stade expérimental, nécessitant une configuration via PowerShell et ne prenant pas en charge certaines opérations comme le déplacement de VM entre serveurs ou la vérification d’intégrité du démarrage. Les scénarios de haute disponibilité devront attendre des mises à jour futures.

Récupération automatique avec Quick Machine Recovery

Une autre nouveauté, Quick Machine Recovery, permet au système de rechercher et d’appliquer automatiquement un correctif en cas d’erreur critique empêchant le démarrage. Cette fonctionnalité, déjà présente dans Windows 11 25H2, s’inscrit dans la Windows Resiliency Initiative et pourrait réduire la nécessité d’interventions manuelles lors d’incidents touchant plusieurs serveurs simultanément.

Support de NVMe over Fabrics

Windows Server 2022 introduit également le support de NVMe over Fabrics, avec deux options de transport : NVMe/TCP pour les réseaux Ethernet standards et NVMe/RDMA pour des performances optimales. Cela permet aux serveurs d’accéder à des contrôleurs NVMe distants sans recourir aux protocoles SCSI traditionnels. La build permet également le démarrage depuis un volume ReFS, tout en imposant des précautions pour la partition de récupération WinRE.

Cette préversion est actuellement réservée aux environnements de test, avec des avertissements concernant des risques de plantage sous certaines conditions. La build est valide jusqu’au 15 septembre 2026, avec une feuille de route axée sur la sécurité matérielle, la résilience automatisée et l’intégration des technologies Azure.

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