À l’aube de la finale NBA, Victor Wembanyama est devenu une véritable icône à San Antonio
À San Antonio, où le thermomètre affiche 35 degrés début juin, Victor Wembanyama, surnommé « Wemby », est au cœur de toutes les attentions. À l’approche du premier match de la finale NBA entre les San Antonio Spurs et les Knicks de New York, la ville est en effervescence, prête à soutenir son jeune prodige. Les supporters voient déjà en lui l’héritier de Tony Parker, une légende des Spurs.
La finale NBA se déroulera dans la nuit de mercredi 3 à jeudi 4 juin, heure française, et s’organise sous la forme d’une série au meilleur des sept matchs. Les couleurs des Spurs, bleu, rose et orange, ornent les rues de San Antonio, où les fans se sont rassemblés pour un rallye automobile, klaxonnant en l’honneur de leur équipe.
Les chants de soutien, tels que « Go, Spurs, go », résonnent dans toute la ville. Wembanyama est omniprésent : son visage est affiché sur des murs, des panneaux publicitaires, des sacs de courses et dans les vitrines des bars et restaurants. Un serveur a même déclaré qu’il « fait partie maintenant des monuments de la ville ».
Les supporters expriment leur admiration pour Wembanyama. Andre, vêtu d’un tee-shirt à son effigie, explique que son succès représente beaucoup pour San Antonio : « C’est une ville très fière et travailleuse. » D’autres, comme Lydia, une fervente supportrice, soulignent son humilité et son énergie positive.
En parallèle, les Knicks de New York pourront compter sur deux autres Français, Mohamed Diawara et Pacôme Dadiet, formés dans un club de la région parisienne. Leur parcours a débuté il y a cinq ans dans un club associatif de Charenton-le-Pont, qui est devenu une référence en matière de formation de jeunes talents.
Le président du Saint-Charles Charenton Saint-Maurice Basket-ball, Fabrice Canet, se réjouit des réussites de ses anciens joueurs et souligne l’importance de leur développement collectif. Le club investit entre 30 000 et 35 000 euros chaque année pour former ses jeunes, un engagement significatif dans un sport où il n’existe pas d’indemnité de formation.
Le succès de Wembanyama et celui de ses compatriotes chez les Knicks reflètent un intérêt croissant pour le basket-ball en France, et la ferveur des supporters à San Antonio pourrait bien être le prélude à une nouvelle ère pour les Spurs.
Source : Franceinfo
