Avoir un visa est un privilège et non un droit : Washington étend le contrôle des réseaux sociaux des étrangers demandeurs de visas
Les États-Unis ont annoncé l’élargissement du contrôle des réseaux sociaux pour les ressortissants étrangers demandant un visa, y compris les journalistes. Cette décision s’inscrit dans un cadre de resserrement de la politique migratoire sous l’administration actuelle.
Depuis jeudi, le département d’État a étendu ce contrôle à d’autres types de visas, déjà appliqué à des catégories comme les étudiants étrangers et les participants à des échanges culturels, qui doivent rendre leurs profils publics. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a relayé cette information sur le réseau social X, citant un document interne.
Un porte-parole du département d’État a précisé que l’objectif de ce contrôle est de permettre aux demandeurs de prouver qu’ils respectent les conditions d’obtention d’un visa selon la législation américaine, tout en garantissant qu’aucun individu ne représente un risque pour la sécurité nationale.
Limitation pour les journalistes étrangers
Avec cette nouvelle politique, les journalistes étrangers ainsi que certains ressortissants du Mexique et du Canada seront également concernés par ces exigences. Cette initiative suscite des critiques de la part d’ONG qui soulignent les implications pour la vie privée.
Depuis son retour au pouvoir, l’administration actuelle a mis l’accent sur la lutte contre l’immigration illégale, multipliant les expulsions, tout en restreignant l’entrée légale des ressortissants étrangers.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a rappelé que « avoir un visa est un privilège et non un droit ». De plus, de nouvelles règles, qui devraient entrer en vigueur prochainement, limiteront les séjours des journalistes étrangers à 240 jours, soit environ huit mois, avec la possibilité de renouvellements pour des périodes identiques.
Source : BFM TV



