Washington relance ses frappes contre l’Iran – 11 juin 2026 à 03:07
Les États-Unis ont repris, mercredi soir, leurs frappes contre l’Iran, suite aux avertissements de Donald Trump. En retour, Téhéran a menacé de cibler tout navire transitant par le détroit d’Ormuz.
L’armée américaine a déclaré avoir lancé, à 17h15 (heure de Washington), de nouvelles frappes en légitime défense contre plusieurs cibles en Iran, selon le Commandement militaire pour le Moyen-Orient (Centcom). Ces frappes sont présentées comme une réponse à l’agression persistante de l’Iran.
Des explosions ont été rapportées sur l’île de Qeshm, à Minab, à Sirik et dans le port de Bandar Abbas, selon des médias iraniens. Les frappes précédentes, menées dans la nuit de mardi à mercredi, avaient déjà ciblé des installations de défense aérienne, des postes de contrôle et des sites de radars en Iran.
L’armée iranienne a immédiatement réagi en déclarant qu’elle viserait tout navire circulant dans le détroit d’Ormuz, qu’elle a désormais qualifié de « complètement fermé à tout type de navire ». La marine iranienne a également affirmé avoir frappé deux navires tentant de traverser illégalement le détroit. En revanche, le Centcom a assuré que le détroit restait ouvert et que le transit maritime se poursuivait.
Par ailleurs, des médias iraniens ont rapporté que Téhéran avait attaqué le quartier général de la 5e flotte des États-Unis à Bahreïn, ciblant des antennes de communication et des radars du système antimissile Patriot. Les Gardiens de la Révolution ont également revendiqué des frappes sur les bases d’Ali al-Salem et Ahmad al-Jaber au Koweït, ainsi que sur la base aérienne de Sheikh Isa à Bahreïn.
« Action malveillante »
Des responsables iraniens ont demandé à Donald Trump de mettre fin aux attaques, selon un journaliste de Fox News qui a rapporté une conversation téléphonique avec le président américain. Cette affirmation a été démentie par les Gardiens de la Révolution. Trump a exprimé sa frustration, déclarant qu’un accord était proche mais que l’Iran ne coopérait pas.
Dans un communiqué commun, 22 pays, dont les États-Unis, l’Australie et plusieurs nations européennes, ont demandé à l’Iran de cesser ses attaques sur leurs territoires, condamnant les tentatives de meurtre et autres actions malveillantes.
L’Iran a également revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse aux frappes américaines, déclenchées par la destruction d’un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.
« 100 millions de barils »
Au Koweït, l’armée a signalé faire face à des « cibles aériennes hostiles », sans préciser leur origine. Les autorités bahreïnies ont déclaré avoir intercepté plusieurs attaques, tandis que l’armée jordanienne a indiqué avoir détruit cinq missiles visant une base américaine à Azraq.
Les États-Unis ont également annoncé avoir neutralisé un pétrolier tentant de violer leur blocus des ports iraniens, entraînant la disparition de trois membres d’équipage indiens. Sur son réseau Truth Social, Trump a affirmé que l’armée américaine avait mené une mission secrète pour soutenir le transit de 100 millions de barils de pétrole à travers le détroit d’Ormuz.
Appel de Netanyahu aux Libanais
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a appelé les Libanais à s’engager aux côtés d’Israël contre le Hezbollah, affirmant que le Liban était « pris en otage » par ce groupe pro-iranien. Après des frappes israéliennes sur Beyrouth, des attaques réciproques ont eu lieu entre l’Iran et Israël, marquant une escalade depuis le fragile cessez-le-feu établi en avril.
Téhéran exige que le Liban soit inclus dans tout accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, qui a débuté en février après une attaque israélo-américaine contre l’Iran. Plus de 3 600 personnes ont été tuées au Liban depuis le début des frappes israéliennes.
Source : AFP
