Washington menace de bloquer la nomination diplomatique française après un tweet controversé
Les États-Unis envisagent de retarder, voire de bloquer, la nomination d’Aurélien Lechevallier en tant que nouvel ambassadeur de France à Washington, suite à des commentaires critiques publiés par la représentation française à l’ONU sur les droits humains. Cette situation a émergé après un tweet du 25 juillet, où la France a dénoncé le vote des États-Unis contre la prolongation du mandat du Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk.
Dans ce tweet, la représentation française a affirmé : « Les États-Unis étaient autrefois un modèle en matière de droits de l’Homme. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Aujourd’hui, ils se retrouvent isolés, aux côtés de la Corée du Nord, du Nicaragua, du Mali et de la Russie. Et le monde ne les écoute plus. » Ce message a été partagé en réaction à un vote à l’ONU qui a vu une majorité de pays soutenir le renouvellement du mandat de Türk, qui a critiqué la conduite des États-Unis en matière de droits humains.
En réponse à ces déclarations, un responsable du Département d’État américain a exprimé la déception de Washington : « Les États-Unis sont très déçus par les propos irresponsables et irrespectueux tenus par les Français. Nous répondons de manière appropriée à leurs commentaires. »
L’opposition potentielle à la nomination de Lechevallier, un ancien collaborateur de l’Élysée, serait une situation sans précédent, pouvant compliquer davantage les relations diplomatiques entre les deux pays. Emmanuel Macron avait soumis son dossier pour cette nomination, espérant une prise de fonction d’ici septembre.
Le 27 juillet, les États-Unis avaient déjà quitté une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU lorsque l’ambassadeur français s’est exprimé, dénonçant ce qu’ils ont qualifié de « posture hypocrite lassante » de la France. Ce contexte tendu s’est intensifié lorsque les États-Unis ont voté contre le renouvellement du mandat de Volker Türk, aux côtés de pays tels que la Corée du Nord, la Russie, le Nicaragua et le Mali.
Source : Reuters, HuffPost.


