Wall Street recule après que la Fed évoque une hausse des taux
La Bourse de New York a enregistré une baisse significative mercredi, après que la Réserve fédérale américaine (Fed) a signalé une possible hausse des taux d’intérêt d’ici la fin de l’année, à l’issue de sa réunion de politique monétaire.
L’indice Nasdaq a chuté de 1,34%, tandis que l’indice élargi S&P 500 a reculé de 1,21%. Le Dow Jones s’est également replié de 0,97%. Selon les analystes de Briefing.com, « le marché a enregistré un repli généralisé en séance, les espoirs d’une baisse des taux en 2026 s’étant évaporés ».
La banque centrale a décidé, comme prévu et à l’unanimité, de maintenir ses taux inchangés lors de la première réunion de politique monétaire de son nouveau président, Kevin Warsh. Cependant, les responsables ont indiqué qu’un resserrement monétaire pourrait intervenir d’ici la fin de l’année. Cette annonce a surpris Wall Street, qui s’attendait encore à une baisse des taux en mars. L’inflation a, en effet, brusquement augmenté, atteignant un pic de trois ans, en raison du choc énergétique causé par la guerre au Moyen-Orient.
Cette perspective de hausse des taux a provoqué une réaction négative des investisseurs, car le marché préfère un environnement monétaire plus accommodant pour favoriser la croissance des entreprises et les investissements. Les taux obligataires américains ont également grimpé, exerçant une pression sur les actions, comme l’explique Angelo Kourkafas d’Edward Jones. L’échéance à dix ans se situait autour de 4,49% vers 20H30 GMT, contre 4,44% la veille. Le taux à deux ans, plus sensible aux conditions économiques, a bondi à 4,19% contre 4,05% précédemment.
Art Hogan de B. Riley Wealth Management souligne que le marché prend conscience de l’arrivée d’un nouveau président à la Fed et qu’il faudra du temps pour évaluer l’évolution de la communication. Kevin Warsh, désigné par Donald Trump, est sous pression pour maintenir des taux bas.
Par ailleurs, l’incertitude règne avant la signature prévue d’un protocole d’accord entre Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, avec la réouverture très attendue du détroit d’Ormuz comme première étape. Gregory Brew d’Eurasia Group estime que cet accord pourrait instaurer une paix fragile jusqu’à la fin de l’année, bien que des obstacles subsistent.
Dans le secteur des entreprises, le géant aérospatial SpaceX a terminé en baisse de 4,95% à 191,82 dollars, marquant une première depuis son introduction en Bourse historique vendredi. À l’inverse, le fabricant de semi-conducteurs Intel a gagné 3,46% pour atteindre 121,10 dollars, soutenu par des informations selon lesquelles il aurait lancé la production de nouvelles puces destinées à répondre à la demande croissante en processeurs pour l’intelligence artificielle.
Source : TV5MONDE.