Wagner de nouveau au coeur d'une affaire d'exactions

Wagner de nouveau au cœur d’une affaire d’exactions en Centrafrique

Les mercenaires du groupe Wagner sont à nouveau accusés d’exactions en Centrafrique, où des victimes, apparemment des ex-combattants participant à une opération de désarmement, ainsi que des civils, auraient été froidement abattues. Le général Ndalé, un chef de guerre antibalaka, affirme reconnaître sur des images que ce sont bien ses éléments qui ont été tués. Face à ces événements, l’opposition centrafricaine appelle au retrait immédiat des mercenaires, tandis que la société civile exige la fin de l’impunité.

Une opération de désarmement qui tourne mal

Une vidéo, largement diffusée sur les réseaux sociaux depuis mardi, montre des hommes, présumés être des mercenaires russes et leurs alliés locaux, appelés « Wagner noirs », aux côtés de plusieurs corps décapités. Selon le général Ndalé, ces hommes auraient été convoqués par les Wagner pour se rendre et se faire désarmer. Il déclare que « les Wagner les ont tous tués ainsi que les civils » pendant qu’ils attendaient à proximité.

Ce n’est pas la première fois que des crimes sont attribués aux mercenaires de Wagner en Centrafrique. L’opposition démocratique exprime son indignation et réclame le retrait pur et simple des mercenaires du territoire national.

La société civile réclame justice

Le gouvernement n’a pas encore réagi à ces allégations, et les tentatives de contact sont restées sans réponse. La société civile, représentée par des leaders comme Quentin Ngbouando, exige une enquête judiciaire. Ngbouando déclare : « Il n’est pas question que la cruauté prenne le dessus sur la justice. »

Les mercenaires russes sont également soupçonnés d’être impliqués dans des disparitions et des violences envers des membres des forces de l’ordre et de la justice. Les rapports d’organisations comme Human Rights Watch et Amnesty International, qui mettent en lumière ces violences, n’ont pas encore conduit à des mes concrètes.

Source : DW News

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