Volkswagen remplace la production de cabriolets à Osnabrück par une unité de défense aérienne.

Volkswagen : à Osnabrück, les cabriolets vont céder la place à la défense aérienne - Info éco

Volkswagen : l’usine d’Osnabrück se reconvertit vers la défense aérienne

Volkswagen a annoncé la vente de son usine d’Osnabrück au fonds israélien Aurelius Capital et au Land de Basse-Saxe. Cette reconversion vers l’industrie de la défense pourrait permettre de maintenir environ 1 400 des 1 800 emplois sur le site, avec un premier projet impliquant Rafael, le fabricant du Dôme de fer.

Depuis 125 ans, l’usine d’Osnabrück a produit divers modèles automobiles, allant du mythique Karmann Ghia au T-Roc cabriolet. Toutefois, cette production automobile prendra fin à l’été 2027. Le constructeur a trouvé un accord préliminaire avec Aurelius Capital, qui deviendrait actionnaire majoritaire, tandis que le Land de Basse-Saxe détiendrait une participation minoritaire.

Le premier projet industriel envisagé serait en collaboration avec Rafael, un groupe d’armement israélien, visant à produire des lanceurs, générateurs et camions de transport pour des systèmes de défense aérienne, sans inclure les missiles.

Une coopération directe entre Volkswagen et Rafael avait été compliquée par l’opposition du Qatar, qui détient 17 % des droits de vote de Volkswagen et deux sièges au conseil de surveillance, en raison de l’absence de relations diplomatiques entre Doha et Israël.

Ce montage permettra à Volkswagen de se retirer du site, laissant Aurelius et le Land de Basse-Saxe gérer l’usine, avec Rafael comme partenaire industriel. La transaction est encore soumise à des accords définitifs et à des autorisations réglementaires. La reconversion pourrait offrir une perspective d’emploi pour environ 1 400 des 1 800 salariés jusqu’en 2029, tandis que l’avenir des 400 autres employés reste incertain.

Le modèle d’Osnabrück pourrait inspirer d’autres usines menacées par la restructuration de Volkswagen, qui prévoit environ 100 000 suppressions de postes d’ici 2030. Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large en Europe, où les usines automobiles se rapprochent de l’industrie militaire en réponse à la crise automobile et aux besoins de réarmement. Par exemple, Renault envisage également l’assemblage de drones militaires sur son site du Mans.

Source : France 24.

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