Volcan : l’eau minérale naturellement gazeuse 100% Ardéchoise
À Aizac, en Ardèche, jusqu’à 10 000 bouteilles d’eau gazeuse naturelle sont produites chaque jour. L’eau « Volcan » se retrouve sur les tables des restaurants gastronomiques de la région. La production de cette eau pétillante de source a été relancée l’année dernière.
Une eau pétillante, des bulles fines et des propriétés issues de la roche millénaire. Dès l’ouverture de la bouteille, le petit bruit du gaz qui s’échappe fait saliver. L’eau « Volcan » évoque les grands espaces et un sous-sol riche. Trois millions de Français la consomment régulièrement, et elle est souvent présente sur les tables de fins gourmets.
« Ce sont des bulles agréables qui permettent de bien digérer après un bon repas », témoignent des clients. Pour comprendre comment cette eau passe de la source à la bouteille, une petite randonnée est conseillée.
Le village d’Aizac, dominant la vallée, abrite le volcan de la Coupe d’Aizac, culminant à 800 mètres d’altitude, qui est à l’origine de cette eau minérale exploitée depuis le milieu du XIXe siècle.
À travers les bois, une médiatrice scientifique explique : « Le Massif central et le nord Ardèche sont très volcaniques. Un sol très fracturé permet une infiltration plus facile pour l’eau. » La coulée de basalte qui a donné sa forme au volcan remonte à 88 000 ans.
L’Ardèche regorge de sources. Jusqu’à deux cents sources ont été exploitées, mais seulement une dizaine le sont encore. Hugues Bonhomme, cofondateur de l’eau Volcan, indique que le captage de la source date de 1868. Un puits de 12 mètres a été hermétisé pour éviter toute contamination. « Il y a 6 mètres de basalte. L’eau jaillit par différentes failles », précise-t-il.
L’eau ne pétille pas encore à la source, elle est simplement chargée en CO₂. « Nous avons une autorisation pour 360 litres par heure. Nous faisons partie des plus petites sources françaises », précise Hugues Bonhomme.
Cette source et son histoire émerveillent les visiteurs : « C’est une grande découverte », admet un visiteur, tandis qu’un autre souligne l’importance de faire connaître cette richesse.
À l’usine de production, des filtres à sable retirent l’excès de fer et de manganèse. Une étape surprenante consiste à enlever le CO₂ de l’eau avant de le réinjecter, garantissant ainsi la qualité de l’eau. Entre 8 000 et 10 000 bouteilles sont produites chaque jour, avec une attention particulière à la stabilité de leur composition.
Les bouteilles se déclinent en 33 cl et 75 cl, avec une production artisanale et responsable. Les matières sèches utilisées sont produites localement, dans un rayon de moins de 100 km, et sont 100% recyclables.
Article rédigé à partir du reportage de Sébastien Allec et Lucie Guideau.
