Voler en wingsuit à 250 km/h : Quand on y pense, c’est du délire
Le 1er avril 2025, Armando del Rey et Carlos Suárez ont effectué un saut en wingsuit ensemble, une pratique qu’ils ont réalisée des centaines, voire des milliers de fois dans le monde entier, des falaises du Groenland aux sommets du Pakistan et aux bâtiments du Venezuela. Ce jour-là, ils se sont élancés d’une montgolfière, marquant l’un des sauts les plus chargés d’émotion de leur carrière, en hommage à leurs amis disparus Manolo Chana, Álvaro Bultó et Darío Barrio, tous trois décédés en pratiquant le wingsuit base-jump.
L’aérodrome de Lillo, situé dans la province de Tolède, était un lieu empreint de souvenirs pour les deux sportifs. Malheureusement, le parachute de Carlos n’a pas ouvert, entraînant sa mort sur le coup à l’âge de 52 ans. Ce tragique événement constitue le quatrième décès au sein de leur groupe. Armando se souvient : « Son saut était parfait, il volait très bien. »
Le wingsuit base-jump, qui combine le vol en combinaison ailée et le saut extrême, continue d’attirer des passionnés malgré les risques associés. Ce sport, qui peut atteindre des vitesses de 250 km/h, suscite à la fois admiration et appréhension, soulignant les défis et les dangers inhérents à cette discipline.
L’impact de ces accidents sur la communauté des amateurs de wingsuit est significatif, incitant à une réflexion sur la sécurité et la formation dans ce domaine. Les tragédies récentes rappellent la nécessité d’une approche prudente et responsable face à l’adrénaline et aux sensations fortes que procure ce sport.
Source : El Periódico de Catalunya.


