De Gaulle, Mitterrand, Hollande : Retour sur les visites des présidents à Antibes avant le sommet franco-italien
Alors qu’Antibes s’apprête à vivre ce jeudi 25 juin le sommet franco-italien entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni, la cité des remparts renoue avec son passé élyséen. Des pas boueux de François Hollande en 2015 aux secrets de cohabitation du duo Mitterrand-Chirac à la Villa Eilenroc, la commune a souvent servi de décor aux chefs de l’État. Retour sur ces visites marquantes de la Ve République qui ont fait la grande et la petite histoire antiboise.
Le 4 octobre 2015, François Hollande, chaussé de souliers maculés de boue, se rend en urgence dans l’ouest des Alpes-Maritimes, au lendemain des inondations qui ont frappé la Côte d’Azur. Accompagné de Bernard Cazeneuve, il vient constater l’ampleur des dégâts, soutenir les sinistrés et annoncer l’état de catastrophe naturelle. C’est la dernière fois qu’un président en fonction s’est rendu à Antibes.
Deux ans plus tard, le 16 mai 2017, l’ancien président fait un retour à titre privé, se rendant au chevet de son frère aîné, Philippe, hospitalisé à l’hôpital de la Fontonne. Ce dernier y décédera deux jours plus tard.
Du 10 au 12 décembre 1987, Antibes a accueilli le 14e sommet France-Afrique, marqué par la cohabitation entre François Mitterrand et Jacques Chirac. Cet événement a réuni 38 délégations africaines, dont 23 chefs d’État logés à l’hôtel du Cap-Eden-Roc, pour débattre de la dette africaine et du conflit tchado-libyen. Mitterrand y prononce un discours d’ouverture, saluant l’Afrique et soulignant l’importance d’Antibes comme ville d’histoire et de culture.
Le général de Gaulle, pour sa part, a visité Antibes le 22 octobre 1960, s’offrant un bain de foule sur la place Macé, aujourd’hui place de Gaulle. Il a été accueilli par une foule parée de drapeaux tricolores, où il a signé le livre d’Or de la ville et salué les anciens combattants.
Bien que Jacques Chirac n’ait pas effectué de visite officielle à Antibes durant sa présidence (1995-2007), il appréciait le cadre de l’Hôtel du Cap-Eden-Roc, où il a séjourné avec sa famille. En 1987, un séjour de la famille Chirac a suscité des controverses, notamment à cause d’une photographie de Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, qui a alimenté des spéculations sur leurs relations.
Antibes, avec son riche passé politique, continue d’être un lieu symbolique pour les chefs d’État français.
Source : Nice-Matin
