Incarcérations, enquêtes ouvertes, nouvelles plaintes : Cinq chiffres à retenir sur les violences sexuelles sur mineurs
Au total, 69 626 dossiers de crimes et délits de nature sexuelle ont été revus sur l’ensemble du territoire et 85 047 plaintes ont été recensées par les procureurs.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a présenté le 15 juillet 2026 un bilan de la « revue des plaintes » ordonnée le 8 juin, à la suite des dysfonctionnements révélés dans l’affaire de la disparition de Lyhanna. Ce bilan met en lumière des statistiques préoccupantes concernant les violences sexuelles sur mineurs.
1. 1 350 enquêtes ouvertes depuis le 8 juin
Depuis le 8 juin, 1 350 informations judiciaires ont été ouvertes pour des crimes et délits de nature sexuelle sur des mineurs. Ce chiffre représente une augmentation de 309 % par rapport à la période normale, soit près de quatre fois plus que l’année précédente à la même époque.
2. 675 individus incarcérés
Le ministère de la Justice a signalé que 675 individus ont été incarcérés dans le cadre de ces dossiers, marquant une hausse de 173 % par rapport à l’année précédente.
3. 91,4 % des suspects sans casier judiciaire
Dans 83,5 % des affaires, un suspect a été identifié, et 91,4 % de ces suspects n’ont jamais été condamnés par la justice. Gérald Darmanin a précisé que pour trois quarts d’entre eux, ils font partie du cercle intime et familial des victimes.
4. 970 dossiers jugés prioritaires
Un total de 970 dossiers de violences sexuelles sur mineurs ont été identifiés comme nécessitant un traitement prioritaire, représentant 1,14 % des plaintes revues. Ces dossiers concernent des situations où les auteurs sont identifiés et où les victimes sont toujours mineures.
5. 64 % des victimes sont désormais majeures
Concernant les victimes, 36 % sont toujours mineures, tandis que 64 % sont devenues majeures. Cela soulève la question des plaintes déposées pour des faits anciens.
Ces chiffres, publiés par Gérald Darmanin, soulignent l’ampleur des violences sexuelles sur mineurs en France et la nécessité d’une réponse judiciaire adaptée. Le ministre a également annoncé qu’il poursuivra les échanges avec les procureurs généraux pour faire le point sur les stocks locaux de dossiers.
Source : Franceinfo