Aurore Bergé sur Franceinfo : Violences sexuelles et concerts de Patrick Bruel
Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations, a été l’invitée du « 8h30 franceinfo » le 26 août 2026. Elle a abordé des sujets clés tels que les violences sexuelles en milieu scolaire et la tournée controversée de Patrick Bruel.
Violences sexuelles : un questionnaire pour les élèves
Le ministre de l’Éducation nationale a récemment annoncé la distribution en novembre d’un questionnaire anonyme destiné à 10 millions d’élèves, de la maternelle au lycée, afin de recueillir des témoignages sur les violences sexuelles. Aurore Bergé a souligné que l’État et l’école ont un rôle crucial dans la détection de ces situations, en réponse à l’opposition de l’extrême droite, qui considère que cela ne relève pas de leur responsabilité.
Elle a également insisté sur la nécessité de recruter davantage d’infirmières en milieu scolaire pour garantir un suivi adéquat des élèves. Malgré les efforts du gouvernement pour revaloriser les salaires et ouvrir des postes, le syndicat majoritaire des infirmiers de l’Éducation nationale a exprimé des préoccupations concernant le manque de moyens, appelant à la création de 15 000 postes supplémentaires.
Patrick Bruel : des concerts contestés
Concernant Patrick Bruel, qui doit entamer une tournée de 35 dates en octobre pour célébrer les 35 ans de son album Alors regarde, Aurore Bergé a déclaré que « les conditions ne sont pas réunies pour que ses concerts puissent se tenir ». Cette déclaration fait suite à la controverse entourant l’artiste, visé par 31 plaintes pour viol ou agression sexuelle, ce qu’il nie.
Bergé a noté que de nombreux élus, indépendamment de leurs affiliations politiques, partagent cette opinion et estiment que, compte tenu de la gravité des accusations et des mises en examen en cours, Bruel devrait envisager de renoncer à ses concerts.
Conclusion
La ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à lutter contre les violences sexuelles et à améliorer les conditions dans les établissements scolaires, tout en soulignant la nécessité d’une réflexion sur l’organisation des événements culturels dans un contexte de graves accusations.
Source : Franceinfo



