Violences sexistes et sexuelles : la loi intégrale débattue à l’Assemblée, manifestations des associations.

Violences sexistes et sexuelles : la loi intégrale arrive ce lundi à l’Assemblée, les associations retournent dans la rue

Violences sexistes et sexuelles : la loi intégrale arrive à l’Assemblée, les associations mobilisées

Ce lundi 7 septembre, une coalition d’associations reprend les manifestations hebdomadaires devant les tribunaux, en lien avec l’affaire Lyhanna, pour maintenir la pression sur le gouvernement à l’approche de l’examen de la proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles. Ce texte, qui entame son parcours législatif, vise à renforcer les protections pour les femmes et les enfants victimes de violences.

La proposition de loi, retravaillée durant l’été après l’avis du Conseil d’État, sera discutée en commission spéciale à l’Assemblée nationale. Elle comprend 69 articles portés par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, s’inspirant de 140 propositions formulées par des associations féministes et de défense des droits des enfants depuis 2024.

L’objectif est de couvrir l’ensemble des violences, de la prévention à la détection des victimes, jusqu’au jugement des auteurs. Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, a déclaré : « On reprend la mobilisation jusqu’à ce qu’on ait une loi intégrale, avec un budget vraiment intégré. »

L’affaire Lyhanna, une collégienne de 11 ans retrouvée morte en juin, a mis en lumière des défaillances dans le système judiciaire. Son violeur présumé, Jérôme Barella, avait déjà fait l’objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur mineures sans conséquences. Ce drame a suscité des manifestations régulières devant les tribunaux à travers la France.

Parmi les mes phares de la proposition de loi figurent la détection précoce des victimes, la création de juridictions spécialisées, et la reconnaissance de l’inceste comme un crime à part entière. La ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a exprimé le souhait d’une adoption avant la fin du quinquennat, tout en affirmant que le budget estimé à 3 milliards d’euros par an « ne serait pas un blocage ».

Les discussions en séance publique, initialement prévues pour le 28 septembre, ont été reportées à début octobre.

Source : Le Nouvel Obs avec AFP.

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