Violences postélectorales de 2016 : Kelly Ondo Obiang évoque mémoire et reconstruction

Violences postélectorales de 2016 : Kelly Ondo Obiang, entre mémoire et reconstruction -

Violences postélectorales de 2016 : Kelly Ondo Obiang, entre mémoire et reconstruction

Le 31 août 2026, Kelly Ondo Obiang a rendu hommage aux victimes des violences postélectorales d’août 2016 au Gabon, marquant ainsi le dixième anniversaire de cette crise. Un an après sa sortie de la prison centrale de Libreville, dans le cadre de la loi d’amnistie, il a annoncé la publication de son essai autobiographique « L’Espoir doit mourir en dernier », aux Éditions Filiga, dans lequel il témoigne de son expérience et aborde les thèmes de la résilience, de la justice et de la reconstruction.

Dans son message, Ondo Obiang évoque « une nuit de douleur et de déchirement dont les cicatrices demeurent encore vives dans la mémoire collective ». Il rend hommage aux victimes et à leurs familles, qui, selon lui, sont engagées dans une quête de « vérité, de justice et de réparation ».

Cette date anniversaire représente également un moment de bilan personnel pour l’auteur. Il décrit l’année écoulée comme « un labeur », consacrée à la survie, à la reconstruction et à la reconquête de sa dignité de citoyen. Son projet littéraire, « L’Espoir doit mourir en dernier », vise à transformer son expérience en une réflexion sur la résilience et la justice. Il déclare : « Je ne publie pas pour raconter ma peine. Je publie pour offrir une méthode : celle de transformer l’épreuve en levier, l’injustice en exigence, et la survie en mission ».

Destiné en particulier à la jeunesse africaine, cet ouvrage se veut une contribution à la réflexion sur la capacité à se relever après l’épreuve. Les précommandes sont ouvertes jusqu’au 15 septembre 2026, avec une sortie en librairie prévue pour le 30 septembre.

Le 31 août 2016, la proclamation des résultats de l’élection présidentielle gabonaise du 27 août avait déclenché une grave crise politique et des violences, un événement qui reste gravé dans la mémoire politique du pays. Pour Kelly Ondo Obiang, cette commémoration est l’occasion de relier mémoire collective et parcours individuel, illustrant ainsi sa conviction que « l’espoir doit mourir en dernier ».

Source : Nkili Akieme

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