Violences physiques et sexuelles dans un réseau d’écoles : 300 victimes identifiées en 5 mois
Un nouveau scandale secoue le réseau d’écoles catholiques « La Salle », fréquenté par 150.000 jeunes en France. En à peine cinq mois, 300 victimes, et potentiellement bientôt 500, ont été identifiées par le collectif Mémoire Vérité Reconnaissance (MVR), dédié aux « victimes des lasalliens ». Les témoignages ont commencé à émerger en février 2026, révélant des abus physiques et sexuels qui auraient touché jusqu’à 30.000 enfants dans ces institutions à travers le monde.
Les faits se seraient déroulés entre les années 1960 et 1990. Les témoignages évoquent des châtiments corporels, encore courants malgré leur interdiction en France depuis 1803. Une victime témoigne : « Un rang mal aligné, un sourire, une mauvaise note et boom, ça tombait. » François Hollande, ancien président de la République, a lui-même fréquenté l’un de ces établissements et a évoqué les « châtiments corporels » dans un entretien.
La violence était perçue comme la norme dans ces écoles, souvent destinées à des enfants défavorisés. Un membre du MVR explique que cette violence institutionnalisée a contribué à créer un climat de silence et d’impunité, favorisant ainsi des abus sexuels. « Quel enfant va se plaindre qu’un adulte lui a mis la main dans le slip, s’il risque de se faire taper ? », résume-t-il.
Le réseau « La Salle », dont le siège est au Vatican, a mis en place une cellule d’écoute depuis 2014, reconnaissant les faits sans réserve. Toutefois, la prescription des faits empêche les poursuites pénales, bien que des accords d’indemnisation au civil aient été établis. Pour le collectif, cette cellule semble davantage destinée à protéger l’institution qu’à rechercher d’autres victimes.
Source : Le Parisien
