Violences dans le périscolaire : les maires alertent sur les failles du système
Les maires de plusieurs collectivités françaises ont exprimé leurs inquiétudes concernant les violences dans le périscolaire, lors d’une commission d’enquête au Sénat. Ils soulignent un manque de coordination avec la justice et la nécessité de mes plus efficaces pour protéger les enfants.
La rapporteure Agnès Evren a affirmé que les récentes affaires ne concernent pas seulement Paris, mais touchent 72 départements, illustrant l’ampleur du phénomène. « Cette commission est transpartisane, la protection des enfants c’est ni de droite, ni de gauche », a-t-elle ajouté.
Les élus ont témoigné de leur sentiment d’impuissance face à des signalements de violences sexuelles et de maltraitance. Le président de la commission, Laurent Lafon, a rappelé que bien que le périscolaire soit un service public facultatif, il est proposé par presque toutes les collectivités.
Charlotte Libert, maire de Vincennes, a affirmé qu’elle suspendait immédiatement tout animateur suspect. Toutefois, les maires se plaignent du manque d’informations concernant l’évolution des enquêtes judiciaires. Joakim Giacomoni, maire de Colombes, a décrit une mairie laissée « dans un tunnel » une fois la procédure engagée.
Les élus demandent une meilleure circulation de l’information entre les collectivités et la justice, afin de maintenir un lien avec les familles concernées. Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen, plaide pour un fichier recensant les personnes condamnées dans des affaires de violences sexuelles.
Olivier Araujo, maire de Charly, a proposé de former les adultes au repérage des violences, soulignant l’importance d’une approche intégrée pour protéger les enfants. Des protocoles communs entre collectivités et l’Éducation nationale sont également en cours d’élaboration.
Les maires insistent sur la nécessité de rompre leur isolement face à ces problématiques, en appelant à une meilleure articulation entre les différents acteurs concernés.
Source : Public Sénat.
