Me retrouver moi, m’ancrer, savoir qui je suis : 16 femmes marchent contre les violences intrafamiliales

Ce dimanche 9 août 2026, à Saintes, en Charente-Maritime, 16 femmes ont entamé un parcours de 400 kilomètres sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Elles marchent avec l’association AVVIF 17, dédiée aux victimes de violences intrafamiliales, dans l’espoir de se reconstruire et de sensibiliser le public à cette problématique souvent taboue.

Julie Quintel, directrice de l’association, a pris la tête de cette marche. « À dans trois semaines, hein ? » s’est-elle exclamée, bâton de marche à la main. Le trajet, qui s’étendra sur 18 jours, a pour but de créer un échange avec les communautés locales à travers les villages traversés. « On a envoyé des mails à toutes les mairies de tous les villages qu’on va traverser afin qu’on puisse avoir un échange », a-t-elle précisé.

Les participantes, vêtues de violet et portant chapeaux de paille, ont commencé leur périple avec une première étape à Pons, à environ 20 kilomètres de Saintes. Carole, l’une des marcheuses, a rejoint l’association en tant que bénévole après avoir subi des violences intrafamiliales dans son enfance. Pour elle, cette randonnée représente bien plus qu’un défi physique. « C’est pour me retrouver moi, m’ancrer, savoir qui je suis », a-t-elle déclaré.

Aurélie, également victime de violences, a exprimé son désir d’échanger des expériences avec les autres participantes. « On va aussi se retrouver seules, pour se recentrer sur soi-même, voir où sont nos valeurs, se reconstruire », a-t-elle ajouté.

Cette marche a été préparée pendant un an, avec des événements caritatifs et un financement participatif qui a rapporté plus de 5 000 euros. L’association a également reçu le soutien des Pélerins de Saintes. Julie Quintel a souligné que « on n’est pas victime toute sa vie, on peut avancer, reprendre sa vie en main, son pouvoir d’agir ».

Les 400 kilomètres à parcourir se termineront à Saint-Jean-Pied-de-Port le 27 août. Une voiture suivra le groupe pour aider celles qui pourraient rencontrer des difficultés. L’objectif n’est pas seulement d’arriver au bout, mais de tirer un maximum de bénéfices de cette expérience. « Ce qui est important, c’est vraiment se retrouver soi-même, se réapproprier son corps, son esprit », a conclu Julie Quintel.

Source : France Télévisions

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