Violences gynécologiques et obstétricales : près d’une femme sur deux dit en avoir été victime
Une enquête récente menée par l’association Stop VOG révèle que 45,1 % des femmes interrogées ont subi au moins une forme de violence gynécologique ou obstétricale durant leur parcours de soins. Cette étude, qui s’appuie sur les réponses de 10 152 personnes recueillies entre juillet et décembre 2025 sur l’ensemble du territoire français, met en lumière un phénomène préoccupant et répandu.
Les résultats indiquent que 28,7 % des répondantes signalent avoir subi des violences gynécologiques, tandis que 24,5 % rapportent des violences obstétricales, se produisant dans le cadre de la grossesse, de l’accouchement ou d’une interruption de grossesse. Certaines femmes affirment avoir été confrontées aux deux types de violences.
Un des points saillants de l’enquête concerne la question du consentement. Plus de 80 % des femmes interrogées (80,1 %) déclarent avoir subi au moins une atteinte à leur consentement lors d’un examen gynécologique. De plus, 84,6 % des participantes estiment qu’il est difficile de refuser un examen proposé par un professionnel de santé, soulignant un déséquilibre dans la relation de soin et un manque d’information sur les droits des patientes.
L’enquête révèle également des préoccupations quant à la gestion de la douleur. Une femme sur deux affirme avoir subi un examen douloureux qui a continué malgré sa demande d’arrêt, et 39,1 % des répondantes rapportent que leurs douleurs liées aux règles ont été minimisées par des professionnels de santé.
Enfin, les adolescentes semblent particulièrement concernées. Certaines rapportent avoir subi des examens sans information adaptée à leur âge ou sans consentement réel, notamment des frottis réalisés chez des adolescentes vierges, ce qui va à l’encontre des recommandations médicales actuelles.
Ces résultats soulignent l’ampleur des violences gynécologiques et obstétricales en France, appelant à une prise de conscience et à des actions concrètes pour améliorer la situation des femmes dans le système de santé.
Source : Stop VOG
