Violence dans le périscolaire : le maire de Paris reconnaît un « manque de transparence »
Le maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, a exprimé ses « profonds regrets » concernant le scandale des violences sexuelles survenues dans le périscolaire. Lors de son audition devant la commission d’enquête sénatoriale, il a reconnu que la Ville avait pu « manquer de transparence ».
« Je tiens à vous dire mes plus profonds regrets. Personnels d’abord, ceux de la ville de Paris aussi, que je représente institutionnellement », a déclaré Emmanuel Grégoire au début de son audition sur le traitement et la prévention des violences sexuelles dans le périscolaire en France.
L’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo a admis que la Ville de Paris avait « pu manquer de transparence », notamment à cause de l’absence de « réunions publiques systématiques avec les parents et les collectifs ». Toutefois, il a assuré que « la Ville n’a jamais été prise en défaut sur le respect des obligations légales de recrutement des animateurs que lui impose le législateur ». Il a également partagé l’avis de l’ancienne maire, évoquant un « échec collectif » des institutions.
Emmanuel Grégoire a détaillé que « oui, il y a eu des failles collectives, dans le dysfonctionnement, dans le manque de transparence, dans le manque d’application ou de rigueur d’application des procédures ». Il a ajouté qu’il éprouve un sentiment de « gravité, de tristesse et de culpabilité » face à la situation.
En réponse à cette crise, le maire a engagé un plan d’action de 20 millions d’euros pour lutter contre les violences sexuelles dans le périscolaire. Depuis le début de l’année 2026, 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles ou sexistes, un chiffre qualifié de « systémique » par l’édile. Par ailleurs, plus de 230 enquêtes sont en cours dans les écoles primaires et les crèches de la capitale, visant des personnels de ces établissements.
Source : La Croix

