Violations des droits humains au Soudan, au Nigeria et au Pakistan : Un appel à l’action urgent
Les députés européens ont fermement condamné les crimes de guerre et les atteintes aux droits humains au Soudan, en particulier les atrocités commises lors du siège de la ville d’El-Obeid par les Forces de soutien rapide (FSR). Ils ont appelé l’Union européenne à intensifier son aide humanitaire et à établir un financement direct pour les organisations locales, notamment dans le secteur médical. L’importance de créer des couloirs humanitaires pour l’évacuation des civils et l’acheminement de l’aide a également été soulignée.
Les députés ont exhorté les belligérants à cesser les attaques contre les civils, y compris les violences sexuelles et la famine. Ils ont dénoncé toute ingérence étrangère et demandé aux États de mettre fin à leur soutien aux FSR, y compris la fourniture d’armes. En outre, l’UE devrait imposer des sanctions aux responsables et aux facilitateurs extérieurs, tels que Global Security Services Group, et inscrire les FSR sur la liste européenne des organisations terroristes. La résolution a été adoptée par 476 voix pour, 28 contre et 96 abstentions.
Au Nigeria, les députés ont exprimé leurs condoléances aux familles des victimes de l’attaque de Kawel, en soutenant la communauté chrétienne de l’État du Plateau. Ils ont dénoncé l’augmentation des enlèvements, particulièrement touchant les femmes et les filles. Les autorités doivent intensifier leurs efforts contre Boko Haram et garantir des enquêtes indépendantes pour traduire les responsables en justice. Ils ont également appelé à renforcer la protection des civils et à mettre en œuvre des politiques de gestion durable des terres. Cette résolution a été adoptée par 510 voix pour, 1 contre et 86 abstentions.
Concernant le Pakistan, le Parlement a présenté le cas de Maria Shahbaz, une jeune fille chrétienne de 13 ans, enlevée et mariée de force. Les députés ont demandé un accès à la représentation juridique et à un soutien psychologique pour elle, tout en condamnant les abus similaires contre d’autres mineures. Ils ont appelé les autorités à mettre en œuvre des mes pour mettre fin au mariage des enfants et à garantir des enquêtes transparentes sur les allégations de coercition. La résolution a été adoptée par un vote à main levée.
Ces événements soulignent l’urgence de la situation des droits humains dans ces régions et l’importance d’une action internationale coordonnée pour protéger les populations vulnérables.
Source : Parlement européen
