Lyon : Jean-Michel Aulas refuse de se retirer de la Métropole après une plainte pour viol
Jean-Michel Aulas a décliné, ce jeudi, la demande de retrait formulée par Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon et alliée politique, suite à la révélation d’une plainte pour viol visant un de ses proches conseillers.
Candidat malheureux à la mairie de Lyon, Aulas est depuis mars le premier vice-président de la Métropole, grâce à un accord électoral avec Sarselli, qui a remporté la collectivité face aux écologistes. Leur alliance a été mise à mal moins de 24 heures après la divulgation d’une plainte pour viol par soumission chimique déposée par une jeune militante de la campagne d’Aulas contre son directeur de la communication.
Véronique Sarselli a exprimé, au regard de la gravité des accusations, le souhait de rencontrer Aulas et d’autres élus, notamment Laure Cédat et Emmanuel Imberton. Elle a demandé qu’ils se mettent en retrait de leurs fonctions pour respecter la victime présumée et l’institution qu’ils représentent. Cette mise en retrait impliquerait de ne plus participer aux activités de la Métropole, tant en public qu’en interne. Sarselli a reçu le soutien des responsables des partis de sa majorité, qui ont appelé à la prise de responsabilité.
En réponse, Aulas et Cédat ont affirmé qu’ils ne pouvaient pas accepter cette demande, précisant qu’ils ne sont ni mis en cause ni impliqués dans la procédure judiciaire. Ils ont également indiqué avoir encouragé la plaignante à déposer plainte dès qu’ils ont été informés des faits.
Jean-Michel Aulas a précédemment déclaré avoir interrogé son directeur de la communication, qui a assuré que la relation était « consentie ». Ce dernier conteste fermement les accusations et se tient à disposition de la justice.
Source : Le Dauphiné Libéré.
