Un tracteur en panne et 5 000 bouteilles à vendre : l’appel des religieuses pour sauver leur vignoble bio dans le Gard

Au monastère de Solan, dans le Gard, les sœurs vivent de la prière et du travail de la terre. Leur tracteur, utilisé pour les vignes bio, est tombé en panne après 17 ans de service. Pour en acheter un nouveau, elles lancent une grande vente en ligne de leurs vins jusqu’au 28 juin.

Les 20 sœurs du monastère de Solan ont besoin d’un soutien urgent. Leur tracteur, essentiel pour le travail de la vigne, est hors service depuis ce printemps. Pour financer son remplacement, la communauté a décidé de lancer une vente en ligne de vins bio, avec un objectif ambitieux de vendre au moins 5 000 bouteilles d’ici la fin de juin.

Depuis leur arrivée dans le Gard en 1992, les sœurs cultivent leur domaine en agriculture biologique, qui s’étend sur 5 hectares. Ce vignoble représente la principale source de revenus de la communauté. Sans tracteur, le travail devient de plus en plus difficile, notamment pour traiter les vignes et gérer l’herbe qui pousse entre les rangs.

Sœur Iossifia souligne l’importance du tracteur : « On ne peut pas se passer de tracteur pour travailler les vignes. » Les sœurs utilisent des extraits de plantes et de la bouillie bordelaise pour traiter leurs vignes, et le tracteur est indispensable pour appliquer ces produits.

Pour financer une partie du nouvel engin, les sœurs ont mis en place une opération de vente en ligne. Si les ventes dépassent l’objectif de 5 000 bouteilles, cela aidera encore davantage la communauté. Les vins proposés incluent la cuvée Saint-Martin, un vin rouge, ainsi que des options rosé et blanc.

Cette initiative vise également à préserver l’indépendance de la communauté. Comme de nombreux viticulteurs, elles doivent faire face à des coûts d’exploitation élevés. Les premiers retours sur cette vente sont encourageants, avec de nombreux messages de soutien.

Pour les sœurs, soutenir le monastère, c’est aussi soutenir une agriculture respectueuse de la terre. Elles espèrent transformer leurs bouteilles en aide concrète pour continuer à cultiver leurs vignes bio dans le Gard.

Source : France 3 Régions

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