“Quand la cellule d'écoute nous laisse tomber, on vit un autre traumatisme” : le long combat des victimes de ces écoles catholiques pour faire reconnaître viols et violences

Quand la cellule d’écoute nous laisse tomber, on vit un autre traumatisme

FAIT PRINCIPAL : Plusieurs anciens élèves d’écoles lasalliennes, ayant subi des abus sexuels et des violences, attendent toujours une reconnaissance officielle de la congrégation des Frères des Écoles chrétiennes. Ce parcours difficile met en lumière les défis auxquels font face ces victimes.

CONTEXTE FACTUEL : Olivier Boulet, ancien élève de l’école Saint-Privat de Mende, affirme avoir été violé par un enseignant catholique à l’âge de sept ans. Après avoir déposé une plainte en décembre 2025 et saisi la Commission de reconnaissance et de réparation (CRR), il espérait une indemnisation et une rencontre avec des responsables de la congrégation. Cependant, aucune de ces démarches n’a abouti. L’avocat de la congrégation, Matthias Pujos, a déclaré que la présence de l’avocat de Boulet lors des discussions rendait le processus incompatible avec la justice restaurative.

DONNÉES OU STATISTIQUES : Depuis sa création, la CRR a reçu 75 dossiers concernant la congrégation des Frères des Écoles chrétiennes, dont 70 ont été indemnisés pour un montant total de 2 550 060 euros. Cinq dossiers restent sans indemnisation, et cinq autres protocoles sont en cours, portant le total à 2 815 060 euros.

CONSÉQUENCE DIRECTE : Philippe Auzenet, un autre ancien élève, a également exprimé son désespoir face à l’inefficacité de la cellule d’écoute, la qualifiant de traumatisante. Cette situation a conduit plusieurs victimes à envisager des actions légales contre la congrégation pour obtenir justice.

Source : France 3 Régions.

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