Témoignage : « Un prédateur est dans les Landes »
Cet ancien membre de la congrégation des Lazaristes a été exclu de la communauté mais exerce toujours en tant que prêtre, ce que dénoncent les femmes qui ont porté plainte contre lui.
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Un ancien prêtre de la congrégation des Lazaristes, âgé d’une cinquantaine d’années, est accusé d’agressions sexuelles par trois femmes, ayant porté plainte en 2011, 2018 et 2023. Bien qu’exclu de sa communauté, il continue d’exercer en tant que prêtre, ce qui suscite l’inquiétude des plaignantes qui craignent qu’il ne récidive.
Léa, 27 ans, est l’une des victimes. Elle a rencontré le prêtre lors d’un camp scout en 2017, alors qu’elle était à peine majeure. Elle raconte : « Il ne faisait pas partie de l’équipe d’animation. Il est arrivé un peu comme un cheveu sur la soupe. Très vite, il s’intéresse à moi.«
« Il cherche à avoir des temps privilégiés avec moi, à souvent essayer de parler avec moi quand on est seuls etc. »
Léa, 27 ansà franceinfo
Malgré ses efforts pour l’éviter, Léa a subi une agression dont elle ne se souvient que six ans plus tard, lorsque son corps a commencé à lui rappeler les événements traumatisants. Elle a finalement décidé de signaler le prêtre à la congrégation des Lazaristes, mais a été confrontée à des retards et à des excuses.
« Il m’avoue qu’il y a d’autres victimes qui se sont manifestées très longtemps avant moi et qu’il y a déjà eu des procédures engagées par ces victimes-là, mais qu’il ne voyait pas l’intérêt de me le dire. »
Léa, 27 ansà franceinfo
Après son exclusion, le prêtre n’a pas été rattaché à un diocèse, une situation qui préoccupe Léa et les autres plaignantes. « Il n’appartient plus à personne. On me dit qu’il est toujours prêtre, qu’il n’a pas l’intention de quitter la prêtrise et tout le monde se renvoie la balle« , déplore-t-elle.
La dernière fois que le prêtre a été aperçu, c’était dans les Landes, où il accompagnait des adolescents. Léa a alerté le diocèse d’Aire et Dax, mais l’évêque a déclaré n’avoir eu connaissance de l’affaire qu’à la suite de son courrier. Un avocat des plaignantes a révélé qu’il avait déjà reçu un avertissement en 2019 pour « son comportement tactile« .
Le procureur de Dax a confirmé qu’une enquête était en cours, mais la situation reste floue quant à la responsabilité des institutions religieuses et judiciaires dans cette affaire.
Source : Franceinfo



