Scandale des marchés universitaires : verdicts choquants
Le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a prononcé ce mercredi matin ses verdicts dans une affaire de corruption impliquant les services universitaires. Les peines infligées vont de la relaxe à quatre ans de prison ferme, touchant des directeurs de wilayas, des fonctionnaires et des opérateurs privés reconnus coupables d’avoir orchestré un système de marchés frauduleux au détriment du Trésor public.
Deux prévenus, identifiés par les initiales (M.R) et (M.M), ont été condamnés à quatre ans d’emprisonnement ferme, accompagnés d’une amende d’un million de dinars algériens. Un troisième accusé, (Z.O), a reçu une peine de trois ans de prison ferme et une amende de 500 000 dinars. Ces condamnations ciblent les individus jugés les plus impliqués dans l’organisation du système frauduleux.
Pour environ quarante autres accusés non incarcérés, le tribunal a varié ses décisions. Certains ont été condamnés à un an de prison ferme, tandis que d’autres ont bénéficié d’un acquittement total. Les profils de ces prévenus incluent des directeurs et agents des services universitaires, ainsi que des opérateurs privés et des importateurs, reflétant l’étendue du réseau frauduleux qui s’étendait sur plusieurs wilayas, dont Djelfa, Oran et Mostaganem.
L’enquête, initiée en mai 2024 par l’Office central de répression de la corruption, a révélé des irrégularités dans l’attribution de marchés d’approvisionnement pour les restaurants et résidences universitaires, portant sur des produits alimentaires variés.
Les faits reprochés incluent la conclusion de marchés publics suspects, la manipulation de cahiers des charges et l’octroi d’avantages injustifiés, en violation des normes de concurrence. Ces pratiques ont entraîné des pertes financières significatives pour le Trésor public, dont le montant exact reste à déterminer.
Les charges retenues s’appuient sur la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, incluant l’octroi d’avantages indus lors de contrats avec l’État, l’abus de fonction et le détournement de fonds publics. Des commissions rogatoires ont été émises pour recenser les biens des suspects, et des mes ont été prises pour identifier et geler leurs comptes bancaires.
Source : Algerie360.