Vénus : des molécules du vivant résistent à des conditions extrêmes
Une étude récente a révélé que certaines molécules biologiques pourraient survivre dans les conditions extrêmes de Vénus, où règnent des températures avoisinant les 460 °C et une pression atmosphérique 93 fois supérieure à celle de la Terre. L’atmosphère de la planète est composée principalement de dioxyde de carbone (CO₂) et est marquée par des nuages d’acide sulfurique, créant un environnement hostile pour toute forme de vie connue.
Les exobiologistes s’interrogent sur la possibilité de vie dans les nuages de Vénus, qui s’étendent entre 48 et 64 kilomètres d’altitude. Bien que la surface de la planète soit jugée invivable, ces couches nuageuses pourraient offrir des conditions plus favorables. Des recherches menées par une équipe dirigée par Sara Seager, professeur en sciences planétaires, visent à déterminer quelles molécules biologiques pourraient y survivre.
Les résultats des expériences indiquent que plusieurs types de molécules, y compris des acides nucléiques, des lipides et des acides aminés, peuvent subsister dans les nuages acides de Vénus. Plus surprenant encore, des peptides ont été testés dans un environnement composé à 98 % d’acide sulfurique, où ils sont restés intacts pendant plusieurs semaines. Certains de ces peptides ont même adopté des structures tridimensionnelles similaires à celles observées dans certaines protéines sur Terre, suggérant qu’ils pourraient avoir des fonctions biologiques.
Ces découvertes, publiées dans la revue PNAS, soulèvent des questions sur la capacité de la vie à s’adapter à des environnements jugés extrêmes. Elles ouvrent également la voie à de nouvelles réflexions sur la recherche de la vie extraterrestre, en encourageant les scientifiques à envisager des formes de vie potentiellement très différentes de celles que nous connaissons.
Source : Futura Sciences

