Finies les ventes de chiens et chats en animalerie : amendes rehaussées à 1 500 euros
Le ministère de l’Agriculture a annoncé, jeudi 6 août, un décret fixant des amendes pouvant atteindre 1 500 euros par animal pour les animaleries vendant des chiens et des chats, malgré l’interdiction prévue pour 2024. Les contrevenants s’exposent également à une amende de 750 euros pour chaque animal présenté en vitrine.
Ce décret précise que les animaleries risquent une contravention de cinquième classe, pouvant aller jusqu’à 1 500 euros par animal vendu, et jusqu’à 3 000 euros en cas de récidive. En outre, toute présentation d’animaux visibles depuis une voie publique, quelle que soit leur espèce, est passible d’une contravention de quatrième classe, avec une amende de 750 euros par animal. Ces mes visent à limiter les achats impulsifs d’animaux de compagnie, souvent réalisés sans réflexion suffisante sur les responsabilités associées.
Cette interdiction, qui entre en vigueur en 2024, découle d’une loi adoptée en 2021. Cependant, un décret précisant les sanctions n’avait pas été publié jusqu’à présent.
Des animaux cachés dans les sous-sols des animaleries
Une enquête menée par l’association 30 Millions d’amis, publiée en mars 2025, a révélé que certaines animaleries contournent l’interdiction en gardant des animaux hors de vue, dans des sous-sols ou des arrière-boutiques, et en les proposant à la vente en direct ou en ligne via des sites comme Leboncoin.
La publication de ce décret s’inscrit dans une série de mes demandées par le Premier ministre Sébastien Lecornu, visant à « intensifier » la lutte contre la maltraitance animale. Un courrier a fixé au 1er octobre la date butoir pour la mise en œuvre de ces actions, suite à une rencontre entre le Premier ministre et plusieurs associations de protection des animaux.
Source : Ministère de l’Agriculture.


