Vapoter au lieu d’arrêter le tabac n’est pas sans risque
Remplacer la cigarette traditionnelle par une cigarette électronique pourrait ne pas être aussi bénéfique que d’arrêter de fumer définitivement. C’est ce que révèle une étude publiée le 8 juin dans Nature Medicine, qui a suivi 4,5 millions d’adultes fumeurs participant à un programme de dépistage sanitaire en Corée du Sud entre 2018 et 2023, avec des données recueillies dès 2012 pour certains participants.
L’étude indique que les anciens fumeurs ayant adopté la cigarette électronique présentent un risque accru de cancer du poumon et de mortalité par rapport à ceux qui ne vapotent pas. En effet, les anciens fumeurs devenus vapoteurs ont un risque de cancer 56 % plus élevé que ceux qui ont complètement cessé de fumer, selon Yeon Wook Kim, de l’université de Séoul, premier auteur de la publication.
Becky Freeman, de l’université de Sydney, souligne que cette étude s’inscrit dans un contexte où de plus en plus de preuves montrent que les cigarettes électroniques ne sont pas aussi sûres qu’on le pensait initialement. Elle recommande que les personnes cherchant à arrêter de fumer explorent d’abord d’autres méthodes plus sûres et efficaces avant de considérer le vapotage comme une alternative.
Bien que ces travaux ne démontrent pas directement que le vapotage cause le cancer du poumon, ils confirment que l’arrêt total du tabac réduit le risque de cancer et de mortalité associée, et que plus la durée d’abstinence est longue, plus le risque diminue.
Source : Nature Medicine