« On a la mer aussi et ça coûte moins cher »
Faute de temps, de budgets ou simplement de choix, de plus en plus de vacanciers privilégient les escapades locales. À Bray-Dunes ou dans les campings des Hauts-de-France, certains transforment leur région en destination de vacances, entre journées à la mer et séjours à proximité de leur domicile.
Et si l’évasion se trouvait à quelques pas de chez soi ? Alors que partir loin n’est plus toujours possible, par manque d’argent, de temps ou en raison du contexte géopolitique, de plus en plus de Français choisissent de passer leurs vacances près de chez eux. Ce phénomène, appelé « staycation », désigne une manière de profiter de ses vacances sans s’éloigner de son domicile.
À Bray-Dunes, dans le Nord, nombreux sont les habitants de la région à venir profiter des plages pour la journée. Pas de valise, pas de location, juste une parenthèse à moindres coûts. Mélissa Lepez, venue avec ses deux enfants, explique : « Un petit 80 euros avec essence, glace, et resto tout compris. Ça revient quand même un peu moins cher que de partir en vacances où il n’y a pas la location, où il n’y a pas l’avion. Là, c’est seulement le trajet en voiture. »
Cette année, son budget vacances est plus serré, car elle se marie. Elle privilégie donc les sorties à la journée pour que ses enfants puissent profiter de l’été. Pour Olivier Pivet, le choix s’est presque imposé : « Ma femme est enceinte, on ne peut pas partir cette année. » En accueillant la belle-famille, ils ont profité du beau temps pour faire la route depuis Lille. Les sandwichs préparés à la maison ont permis de limiter les dépenses.
Olivier souligne également que « c’est moins cher que d’aller dans le Sud. Ici, on a le même temps et la mer aussi. » À une quarantaine de kilomètres de là, au camping La Sablière du Mont Noir, près d’un vacancier sur deux vient du secteur de Lomme et Lille. Sonia Michaud, sur la terrasse de son mobile-home, indique que son mari travaille encore cet été. Ils ont choisi de passer une semaine au camping pour profiter de vacances en famille sans s’éloigner.
Cindy Beck et Angelo Adams, un couple belge, fréquentent régulièrement ce camping, qu’ils considèrent comme leur « deuxième maison ». Ils privilégient des vacances plus calmes, dans des campings moins grands, avec moins d’animations. Le coût reste un argument de poids : un trajet jusqu’à Fréjus leur coûtait entre 200 à 300 euros d’essence et de péages, alors que rejoindre le camping coûte une vingtaine d’euros.
En un an, le budget moyen des vacanciers a baissé d’une trentaine d’euros dans les Hauts-de-France.
Avec Meriem Stiti et Sébastien Gurak/ France Télévisions
