V13-18 et Mazan : procès historiques, procès publics
Les procès des attentats du 13 novembre 2015, connu sous le nom « V13-18 », et celui des viols de Mazan ont tous deux été qualifiés d’« historiques ». Toutefois, alors que le premier a été conçu comme tel par les institutions, sans véritable résonance dans le débat public, le second a émergé de manière inattendue, suscitant un large intérêt.
Le procès des attentats de novembre 2015 a été un événement de grande envergure, avec une durée et des moyens considérables, mais il a peu nourri les discussions publiques. En revanche, le procès de Mazan, survenu sans préavis, a captivé l’attention collective, notamment après la levée du huis clos, permettant une exposition médiatique significative.
Ce dernier procès a été marqué par des témoignages percutants concernant des violences sexuelles systématiques, remettant en question des stéréotypes profondément ancrés sur les victimes de viol. Il a été décrit par les médias comme provoquant une « onde de choc » et un « mouvement d’introspection » dans la société, illustrant un changement dans la perception des violences sexuelles.
Les moyens de faire l’Histoire
Le procès des attentats de novembre 2015 s’est ouvert en septembre 2021 dans une salle spécialement conçue pour accueillir un grand nombre de participants, tandis que le procès de Mazan a révélé des réalités troublantes concernant la violence de genre. Cette exposition a contribué à faire du procès de Mazan un moment de réflexion sociale et collective sur des questions longtemps ignorées.
Ainsi, ces deux procès illustrent comment le cadre institutionnel et la perception publique peuvent influencer la portée historique d’un événement judiciaire. La dissymétrie entre les deux cas souligne les conditions nécessaires pour qu’un procès soit perçu comme un moment marquant dans l’histoire collective.
Source : AOC Media



