UE : Réseaux sociaux, migration, sécurité… Les annonces d’Ursula von der Leyen
Ursula von der Leyen a présenté, le 16 septembre, son discours de rentrée devant le Parlement européen, abordant des sujets cruciaux tels que la sécurité internationale, les crises migratoires et la protection des jeunes sur les réseaux sociaux.
Pour protéger les enfants et adolescents en ligne, la présidente de la Commission européenne a proposé l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 13 ans et l’instauration de « mini-comptes » aux fonctionnalités limitées pour les moins de 15 ans. Elle a déclaré : « Pas de réseaux sociaux avant l’âge de 13 ans » et « pas de compte personnel avant 15 ans ». Ces mes, qui nécessiteront l’accord des eurodéputés et des 27 pays de l’UE, seront détaillées dans un projet de loi européen, l’« EU Kids Act », prévu pour le 17 novembre.
Concernant les crises migratoires, von der Leyen a évoqué la création d’un mécanisme de « réponse d’urgence » face à des situations où « des mouvements de masse » aux frontières de l’Union européenne sont « orchestrés et utilisés comme arme ». Ce cadre répondra à des critères strictement définis, permettant une flexibilité limitée par rapport aux procédures standards.
La présidente a également proposé la création d’un Conseil européen de sécurité, incluant l’UE, le Canada, la Norvège et le Royaume-Uni, afin de mieux répondre aux défis contemporains. Elle a souligné la nécessité d’un « protocole de sécurité d’urgence » similaire à celui de l’OTAN, pour coordonner les réponses en cas de crises.
En matière de climat, von der Leyen a promis un plan européen de lutte contre les vagues de chaleur, après les canicules de l’été dernier, qui ont causé plus de 35 000 décès supplémentaires dans l’UE. Elle a insisté sur l’importance de systèmes d’alerte précoce et d’une meilleure préparation sanitaire.
Enfin, von der Leyen a exprimé son souhait de faire du Canada le « premier membre associé » de l’UE, visant à renforcer les relations entre le pays nord-américain et l’Europe.
Pour conclure, l’UE s’efforce de réduire son déficit commercial avec la Chine, estimé à un milliard d’euros par jour, en utilisant « tous les outils » à sa disposition pour contrer les pratiques déloyales.
Source : La Croix.

