Patient bizarre : admise aux urgences pour des saignements vaginaux, une découverte inimaginable
Une femme d’une cinquantaine d’années a été admise aux urgences de l’hôpital de Suzhou, en Chine, en raison de saignements vaginaux intermittents et de pertes malodorantes. Ces symptômes, qui duraient quelques jours avant de disparaître, n’avaient pas suscité d’inquiétude chez la patiente. Cependant, lors de cette dernière visite, les médecins ont fait une découverte surprenante : treize objets qu’elle avait insérés elle-même, restés en place durant de nombreuses années. Ce cas a été rapporté dans le Journal of Women’s Health.
Des flacons en porcelaine et des sachets en plastique
Ce n’était pas la première fois que la patiente se rendait aux urgences pour des problèmes gynécologiques. Un mois plus tôt, elle avait consulté pour des douleurs pelviennes, ce qui avait conduit les médecins à suspecter la présence de corps étrangers lors d’un scanner abdomino-pelvien. Bien qu’ils aient proposé une hospitalisation pour des examens complémentaires, la patiente avait refusé un examen vaginal sous anesthésie générale.
Finalement, voyant l’aggravation de ses symptômes, elle est revenue à l’hôpital. Une échographie pelvienne a révélé que son utérus était anormalement gros et contenait des objets. Les médecins ont donc décidé d’utiliser un hystéroscope pour examiner l’intérieur de son vagin et de sa cavité utérine. Ils ont découvert de nombreux objets, rendant la visualisation difficile. Au total, treize objets ont été extraits, dont cinq flacons en porcelaine, un flacon en plastique vert, deux sachets de bonbons en plastique vides, deux flacons en plastique jaune, un bouton en plastique, un bouchon en plastique rigide et un petit flacon en verre en forme pyramidale.
Des traces laissées par les objets
Après l’extraction, les médecins ont administré un traitement antibiotique à la patiente, qui présentait des signes d’infection. Ils ont également constaté une inflammation de la paroi vaginale et la présence de plusieurs polypes. Les objets ayant été en place si longtemps, ils avaient laissé des traces visibles dans la cavité vaginale. La patiente a révélé avoir commencé à introduire des objets dans son vagin dès l’âge de 30 ans, une habitude liée à des troubles psychiatriques tels que la bipolarité et l’autisme. Il est à noter qu’elle n’a jamais eu de rapports sexuels.
Heureusement, à part l’inflammation de la muqueuse vaginale, la patiente n’a pas subi de complications graves et a pu quitter l’hôpital le lendemain de l’intervention. Bien que des cas de rétention d’objets dans le vagin aient été rapportés dans la littérature scientifique, ce cas est unique en raison du nombre d’objets extraits.
Source : Journal of Women’s Health
