Urgences : un homme de 80 ans quitté en blouse et pieds nus, couche sale à la sortie.

« J’ai dû partir en blouse, avec les pieds nus et la couche sale » : l’humiliation d’un homme de 80 ans

À Roubaix, un homme de 80 ans, Jean-Jacques Bayart, se dit « profondément humilié » après avoir été raccompagné chez lui à la sortie des urgences du CHR de Lille, le 22 août dernier. L’octogénaire, partiellement invalide et presque aveugle, a été reconduit par des ambulanciers presque nu sous sa blouse d’hôpital, sans ses vêtements et sans que sa couche n’ait été changée.

Le cauchemar du retour au domicile

Admis un vendredi pour une infection, M. Bayart a passé la nuit à l’hôpital avant d’être autorisé à sortir le samedi matin. Cependant, son retour se transforme en calvaire lorsque les ambulanciers viennent le chercher dans son box. L’homme n’était pas prêt, et il raconte : « J’ai demandé qu’on me change ma couche, que je mette mes vêtements, mais ils avaient l’air très pressés. J’ai dû partir en blouse, avec les pieds nus et la couche sale. »

Ramené au pied de son immeuble en plein midi, il a été confronté à une situation choquante. « Imaginez que vous vous retrouvez à poil devant chez vous ! », s’indigne-t-il. Son épouse, Chabela, qui n’avait même pas été prévenue de sa sortie, exprime sa colère : « Ils l’ont déposé là comme un sac et ils sont partis. »

Un « raté » selon l’hôpital

Face au mécontentement de la famille, des divergences apparaissent concernant l’état des vêtements du patient. Le gérant de la société d’ambulance soutient que la préparation et l’hygiène relèvent de la responsabilité de l’hôpital et précise que les vêtements de M. Bayart étaient souillés, tout en affirmant qu’il avait été « recouvert d’une couverture pendant le trajet ».

De son côté, le CHR de Lille reconnaît que la situation vécue est « anormale » et présente ses regrets. L’établissement admet qu’il y a eu un « raté » entre l’hôpital et les ambulanciers, précisant que le patient n’était pas prêt à partir lorsqu’ils sont arrivés. L’hôpital s’engage à analyser ce dysfonctionnement et à revoir ses procédures d’évacuation pour éviter toute atteinte à la dignité des patients à l’avenir.

Source : La Dépêche

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