Une troisième planète dénichée autour de l’étoile la plus proche du Soleil

Découverte d’une troisième planète autour de Proxima du Centaure

Des astronomes ont identifié une troisième planète en orbite autour de Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil, située à 4,24 années-lumière. Baptisée Proxima Centauri d, cette planète semble être plus petite que la Terre et se trouve en dehors de la zone habitable de l’étoile, là où l’eau peut exister sous forme liquide.

Guillem Anglada-Escudé, astronome à l’Institut des sciences de l’espace de Barcelone, souligne que cette découverte indique un système planétaire potentiellement riche autour de Proxima du Centaure. L’équipe, dirigée par João Faria de l’université de Porto, a détecté Proxima Centauri d grâce à des mes précises des décalages dans le spectre de lumière de l’étoile. Ces variations, causées par l’attraction gravitationnelle de la planète, ont été observées à l’aide de l’instrument ESPRESSO, installé sur le Very Large Telescope (VLT) de l’Observatoire européen austral au Chili. Les résultats ont été publiés le 10 février dans la revue Astronomy & Astrophysics.

ESPRESSO est capable de détecter des variations de vitesse de l’étoile de 10 centimètres par seconde. L’attraction de Proxima Centauri d, dont la révolution autour de l’étoile dure cinq jours, entraîne une variation d’environ 40 centimètres par seconde. Pour confirmer ces variations, l’équipe a réalisé plus de 100 observations sur plus de deux ans. L’instrument est conservé dans une salle isolée thermiquement, garantissant des mes précises et reproductibles.

Actuellement, Proxima Centauri d est considérée comme une « planète candidate », en attente de confirmation indépendante avant son intégration dans les catalogues officiels. Les chercheurs estiment que sa masse est d’environ un quart de celle de la Terre.

La découverte de Proxima Centauri d, ainsi que des précédentes planètes en orbite autour de cette étoile, ouvre des perspectives fascinantes pour l’étude de systèmes planétaires proches. Elisa Quintana, astrophysicienne à la NASA, indique que leur proximité en fait un sujet d’étude privilégié pour mieux comprendre la nature et l’histoire de leur formation.

Bien que les voyages interstellaires restent une notion de science-fiction, cette recherche alimente l’espoir d’explorer des mondes semblables à la Terre dans un avenir lointain.

Source : Pour la Science.

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