Une start-up chinoise accuse OpenAI d’avoir copié son modèle pour robots humanoïdes
Une start-up chinoise, JoyIn, a récemment porté des accusations contre OpenAI, affirmant que l’entreprise américaine aurait plagié son modèle de robot humanoïde. Cette allégation survient dans un contexte où la tension entre les entreprises technologiques américaines et chinoises est à son comble.
Contexte factuel
Le climat de méfiance s’est intensifié après que l’entreprise Anthropic a accusé Alibaba d’avoir « pillé » son modèle d’intelligence artificielle, Claude, à partir de 28 millions d’échanges. Deux mois plus tard, la NSA, le FBI et l’agence de cybersécurité américaine CISA ont identifié six entreprises chinoises, dont DeepSeek et Moonshot AI, dans une alerte conjointe pour des activités similaires. Ces entreprises sont soupçonnées d’avoir utilisé des VPN et des comptes détournés pour extraire des données via des API, provenant de modèles tels que Claude, GPT et Gemini.
Données ou statistiques
Malgré cette surveillance, les entreprises chinoises continuent de lever des fonds. JoyIn, fondée en décembre 2024, a commercialisé un premier produit, le robot compagnon M1, qui a reçu plus de 30 000 commandes. Le 2 juillet 2026, Ant Group a réalisé une levée de fonds de 500 millions de yuans (environ 63 millions d’euros) avec des partenaires tels que Geely Capital et 37 Interactive Entertainment. Depuis sa création, JoyIn a ainsi récolté environ 127 millions d’euros en dix-huit mois, marquant le douzième investissement d’Ant Group dans le secteur des robots humanoïdes chinois.
Conséquence directe
Ces accusations et levées de fonds soulignent la dynamique compétitive croissante entre les entreprises de technologie en Chine et aux États-Unis, exacerbée par des allégations de plagiat et d’appropriation des technologies.
Source : Clubic

