Usual Suspects : 31 ans après, une révélation finale inoubliable
En 1995, le réalisateur Bryan Singer a marqué le cinéma avec son film Usual Suspects, écrit par Christopher McQuarrie. Cette œuvre a redéfini la notion de révélation finale, laissant des millions de spectateurs scotchés devant l’écran.
Une conclusion stupéfiante
Le film repose sur le témoignage de Verbal Kint, interprété par Kevin Spacey, un personnage qui semble faible et peu menaçant. À la fin, l’inspecteur Kujan, joué par Chazz Palminteri, découvre que les détails du récit de Verbal proviennent d’objets visibles dans son bureau, suggérant que son histoire est largement inventée. Cette révélation finale, où Verbal Kint se révèle être le légendaire criminel Keyser Söze, recontextualise toute l’histoire.
La scène emblématique où Verbal quitte le commissariat, abandonnant progressivement sa boiterie, illustre sa transformation. Ce retournement de situation fonctionne sans longues explications, laissant le public en état de choc.
Une transformation mémorable
Verbal, qui apparaissait chétif, devient un personnage agile et déterminé. Cette métamorphose est un exemple célèbre de narrateur non fiable, où le récit est biaisé. Le film ne confirme pas explicitement chaque détail, laissant le spectateur dans l’incertitude quant à ce qui était vrai ou inventé.
Une influence majeure
L’ambiguïté de la conclusion d’Usual Suspects nourrit les discussions depuis sa sortie. En 1995, cette fin marquante a utilisé le retournement final non seulement comme une surprise, mais comme un moyen de transformer rétroactivement toute l’histoire. De nombreux thrillers ultérieurs ont adopté des procédés similaires, créant une nouvelle norme dans le genre.
Ce film reste l’un des dénouements les plus célèbres du thriller policier, avec sa réplique finale : « Le coup le plus rusé que le Diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu’il n’existait pas. » Cette fin, où le méchant triomphe, était alors peu commune.
Source : Allociné.
