Une pollution majeure dans le Rhône : vidéo de la CGT sur Fibre Excellence Tarascon.

Une catastrophe environnementale en cours dans le Rhône

À Tarascon, l’arrêt de Fibre Excellence suscite de vives inquiétudes concernant une possible pollution du Rhône. Face aux risques d’incendie et de rejets, la préfecture a exigé la remise en service des équipements de sécurité du site classé Seveso.

Une vidéo, visionnée plus de deux millions de fois sur les réseaux sociaux, montre une cuve industrielle débordant sur le site de Fibre Excellence, actuellement en liquidation judiciaire. La vidéo, relayée par la CGT et des personnalités comme Sophie Binet et Camille Etienne, alerte : « Une catastrophe industrielle est en cours dans le Rhône, à la papeterie de Tarascon, site Seveso en liquidation judiciaire abandonné par l’État. » Elle souligne également le refus du liquidateur judiciaire de respecter la réquisition du préfet, appelant l’État à protéger le site.

Une vidéo tournée il y a 10 jours

La cuve, remplie de produits chimiques, a été filmée le 1er septembre. À ce moment-là, l’usine, mise en liquidation judiciaire le 27 juillet, était encore opérationnelle. Le déversement de 6 000 m³ de produits toxiques a été évité grâce au fonctionnement de la station d’épuration. Depuis, le site a été complètement arrêté, le courant étant coupé. Les anciens salariés craignent une pollution industrielle dans le Rhône voisin et militent pour pouvoir entretenir les machines afin de prévenir tout risque.

Des tensions avec le liquidateur judiciaire

Les co-liquidateurs judiciaires, Alix Brenac et Marc-Antoine Rey, souhaitent liquider le site sans l’aide des anciens salariés. La préfecture des Bouches-du-Rhône leur a accordé un délai jusqu’au 7 septembre pour se conformer à un arrêté préfectoral de réquisition. Le 8 septembre, les services de l’État ont réquisitionné le site, ordonnant le redémarrage immédiat des éléments de sécurité pour prévenir toute pollution chimique.

Un risque de pollution avéré

Dan Meller, chef du service prévention des risques à la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) Paca, a exprimé des inquiétudes quant à la capacité du liquidateur à asr la sécurité incendie. Le site abrite encore 17 000 tonnes de bois et 10 000 m³ de liqueur, qui sont combustibles. Il n’y a pas de propositions concrètes de la part du liquidateur pour le traitement des effluents présents sur site, ce qui est préoccupant.

Le tribunal administratif donne raison à l’État

Le tribunal administratif a récemment soutenu la préfecture dans son action contre l’entreprise Realtech, mandatée pour la liquidation de l’usine. Cet arrêt en réquisition impose à Realtech de redémarrer les systèmes de sécurité de l’usine. L’avocat de Realtech a cependant déclaré que si le site n’est pas sécurisé, c’est principalement dû à la gestion de l’État.

Vers une nouvelle bataille judiciaire

La préfecture a ordonné la remise en marche de la station d’épuration et du dispositif de pompage, essentiels pour la sécurité du site. Realtech a proposé des solutions alternatives jugées insuffisantes par les services de l’État. La CGT plaide pour l’emploi d’anciens salariés afin de sécuriser le site, affirmant que leurs compétences sont indispensables. La prochaine audience judiciaire est prévue pour le 15 septembre à Toulouse, où le tribunal de commerce devra se prononcer sur une éventuelle poursuite d’activité temporaire.

Source : France 3 Régions

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