« Il ne comprenait pas le ‘non’ » : le témoignage d’une des nouvelles plaignantes contre Patrick Bruel
La justice n’a pas encore pu se prononcer sur le cas de Patrick Bruel, et ne devrait pas le faire avant plusieurs mois, voire des années. En attendant, le chanteur reste présumé innocent. Cependant, sa carrière est actuellement à l’arrêt, potentiellement compromise par la multiplication des témoignages.
Deux nouvelles plaintes ont été déposées contre le chanteur les 16 et 23 juillet 2026, selon un rapport de Mediapart. Ces plaintes dénoncent des faits de viol et d’agression sexuelle survenus respectivement en 1994 et en 2005. Ces faits semblent prescrits, car l’action pour agression sexuelle sur une personne majeure s’éteint au bout de six ans, tandis que pour un viol, cela se produit au bout de vingt ans. Néanmoins, ces témoignages pourraient avoir un impact sur l’affaire en révélant un comportement habituel.
« Poussée entre deux ascenseurs » : le témoignage de Zoé
Zoé, une des plaignantes, a partagé son expérience avec Mediapart. Elle décrit un Patrick Bruel insistant au-delà des refus, affirmant qu’« il ne comprenait pas le ‘non’ ». Selon elle, elle a rencontré le chanteur sur le tournage du film Ô Jérusalem, où ils ont eu une conversation personnelle. Zoé explique : « Je lui parlais de ma rupture amoureuse difficile, tandis qu’il évoquait sa femme enceinte et son premier fils. Ce n’était pas du tout une discussion de drague. »
Elle accuse Bruel de l’avoir « poussée contre le petit espace entre les deux ascenseurs » et embrassée. « J’étais tellement choquée… J’ai été obligée de le pousser pour que ça s’arrête », indique-t-elle. Bien que l’agression n’ait pas été plus loin, elle affirme que Bruel l’a appelée dans sa chambre à plusieurs reprises pour lui demander de le rejoindre, insistant à près de 2 heures du matin.
Zoé a décidé de se manifester après la libération de la parole d’autres femmes. À l’époque des faits, elle se sentait désavantagée : « Lui était une star, il avait du pouvoir. Moi, j’étais une actrice davantage en bas de l’échelle. Je ne pouvais pas parler. » Patrick Bruel, de son côté, nie fermement avoir jamais contraint une femme, ses avocats précisant que « seule l’autorité judiciaire est à même d’établir les faits dans une affaire constamment polluée par le bruit médiatique. »
Source : Mediapart


