Le regard d’une photographe sur le tourisme mondial
Cet été, la Cité de l’Économie à Paris présente une exposition temporaire des œuvres de la photographe canadienne Kourtney Roy, intitulée All inclusive, regards croisés sur le tourisme mondialisé. Cette exposition met en lumière des images évocatrices, illustrant des bateaux de croisière géants, des sites touristiques déserts hors saison, et des plages polluées par le plastique et les algues mortes.
Une trentaine de clichés, où Kourtney Roy apparaît souvent avec une perruque platine et des ongles manucurés, sont exposés dans le hall public de l’hôtel Gaillard, anciennement Banque de France. L’exposition, qui s’inscrit entre les sections permanentes sur les crises et l’organisation des marchés, présente trois séries : Sorry, no vacancy, The Tourist, et In Between/Entre deux mondes. Des cartons explicatifs et un journal de quatre pages accompagnent les images, abordant des thèmes tels que l’impact environnemental du surtourisme, le rôle des réseaux sociaux dans la surfréquentation des sites, et la nécessité de réguler cette industrie.
357 millions d’emplois sur la planète
Il est à noter qu’un touriste génère en moyenne deux fois plus de déchets qu’un résident. De plus, l’économie de certains États insulaires dépend à hauteur de 30 % du secteur touristique, les rendant vulnérables aux crises économiques, sanitaires, géopolitiques et climatiques. Actuellement, on estime qu’il y a 1,5 milliard de touristes dans le monde, et le secteur touristique représente 10 % du PIB mondial, générant 357 millions d’emplois. Bien que l’Europe soit le continent le plus attractif pour les touristes, sa dépendance à cette économie reste limitée. Le secteur pourrait potentiellement créer 100 millions d’emplois supplémentaires d’ici 2035, soulevant des questions sur la durabilité de cette croissance.
L’exposition est ouverte du mardi au dimanche, de 14h à 18h, jusqu’au 20 septembre 2026, à la Cité de l’Économie, 1 place du Général Catroux, Paris 17e, avec un tarif d’entrée variant de 6 à 12 euros.
Source : Cité de l’Économie
