Urgences d’Orléans : Une octogénaire passe 6 jours sur un brancard
Une femme de 85 ans, Nino-Anne Dupieux, a vécu une expérience traumatisante en passant six jours sur un brancard aux urgences du CHU d’Orléans (Loiret). Son témoignage met en lumière les difficultés persistantes du système hospitalier public, notamment le manque de lits et de personnel.
Prise en charge pour une hémorragie, l’ancienne adjointe à la mairie d’Orléans a été confrontée à un hôpital surchargé. Elle raconte : « La fois où on m’a transférée du premier box au deuxième, on a longé des couloirs où, à touche-touche, bout à bout, se trouvaient des brancards sur lesquels il y a quelqu’un qui souffre ».
Les syndicats hospitaliers affirment que ce cas n’est pas isolé et symbolise un manque de moyens dans les établissements de santé. Sylvie Bertuit, secrétaire de la CGT 45, souligne : « Les lits, nous les avons. Mais si nous n’avons pas de personnel à mettre en face, l’établissement ne peut pas tourner ».
Nino-Anne Dupieux a également rapporté que des soins sans anesthésie lui ont été proposés, en raison du manque de personnel. Malgré cette situation difficile, elle souhaite rendre hommage aux soignants, affirmant : « C’est l’enfer, je vous dis. Et dans cet enfer, les gens sont exceptionnels ».
En réponse à cette situation, le CHU d’Orléans a évoqué une situation exceptionnelle et a annoncé la réouverture de 42 lits dans les mois à venir.
Source : Franceinfo



