Une nuit magique à flanc de falaise dans le Larzac
C’est une expérience vertigineuse : dormir à flanc de falaise, à 350 mètres de hauteur. Direction le Larzac, pour le premier volet d’un feuilleton sur les nuits insolites.
Sur le plateau du Larzac, des falaises à perte de vue et le viaduc de Millau en majesté. Mais pour qui rêve d’une nuit à la belle étoile, ce lieu inspirant n’est réservé qu’aux plus méritants. Deux amies, accompagnées d’un guide, se lancent dans l’aventure de dormir à 350 mètres du sol, sur une structure infiniment petite, dans l’immensément grand. Flora Vidal, l’une des clientes, exprime son enthousiasme : « J’ai plus la joie et l’excitation de la nuit, que de l’appréhension. »
Avant de s’installer pour la nuit, il faut s’équiper. Vincent Gourbière, cogérant de « La Cazelle Sports Nature » à Millau, explique les étapes à suivre. Les chemins menant à la paroi sont périlleux, nécessitant de traverser une passerelle suspendue et de prendre deux tyroliennes, l’une de 75 mètres puis une autre encore plus longue. Le parcours est classé difficile, un avant-goût de la nuit insolite qui les attend.
Une fois arrivées à la structure, les jeunes femmes doivent avancer sur de minuscules barreaux scellés dans la roche. Après un premier contact impressionnant, elles trouvent rapidement leur équilibre. « C’est vraiment confort, on est vraiment allongées, bien à l’horizontale. On oublie complètement qu’il y a le vide dessous », affirment-elles.
Le guide leur sert un repas gastronomique, tandis que le soleil se couche, offrant un spectacle fantastique. « Il n’y a rien à faire. Rien à faire à part profiter, regarder, contempler. C’est vachement précieux ces moments-là. C’est rare », se réjouissent les deux amies.
Elles profitent de la nuit pour discuter et lire, à la lueur de la lune. Après quelques heures de sommeil, l’aube vient les réveiller. Vincent, qui a dormi plus loin, arrive avec le petit déjeuner, un café chaud. « Il a un goût particulièrement spendide », notent-elles, conscientes de la singularité de ce moment.
Source : Franceinfo



