À Sauteyrargues, un potager pour la cantine scolaire

À Sauteyrargues, la municipalité a installé un maraîcher juste à côté de l’école pour fournir des repas bio et locaux à la cantine. Une initiative rendue possible grâce à une association de restauration collective qui promeut les circuits ultracourts dans l’Hérault et le Gard.

Les légumes servis à la cantine sont tous bio et locaux, et les enfants semblent conquis. Marceau, 4 ans, se resservit deux fois, déclarant : « Parce que j’aime les carottes ! J’aime les tomates ! ».

Kévin Ricard, maraîcher bio du village voisin de Fontanès, cultive depuis un an un terrain de 4.000 m² attenant à l’école. Ce partenariat, soutenu par le maire Gilles Berger, permet d’augmenter de 25 % la surface cultivée de Ricard. En cette saison, il fournit courgettes, concombres et tomates, deux fois par semaine.

Le maire a choisi de proposer ce terrain à un maraîcher plutôt qu’à un promoteur immobilier, affirmant : « C’est une volonté que l’on avait. On ne pouvait pas voir autre chose à cet endroit. Ce n’est évidemment pas que cette parcelle qui alimente les enfants en légumes toute l’année, mais le symbole est là ».

Pour asr la logistique, le maire s’est tourné vers l’association Le Passe Muraille, qui gère des cuisines en insertion professionnelle. Pierre Plancheron, directeur de l’association, souligne l’importance de développer la culture bio et locale.

Les légumes récoltés arrivent ensuite dans la cuisine centrale du MIAM à Montpellier, où 12 salariés en insertion professionnelle préparent des repas locaux et maison. Plancheron souhaite que cet exemple de Sauteyrargues inspire d’autres communes à proposer des terres agricoles à des maraîchers locaux.

L’association Passe Muraille sert déjà chaque jour 250 repas bio et locaux dans quatre écoles du secteur du Pic Saint-Loup.

Quatre fois par an, les enfants visitent le jardin pour voir la culture des légumes. Gilles Berger, le maire, précise que l’objectif est de familiariser les enfants avec la nature et de leur donner une sensibilité au bien-manger.

Ivio, 4 ans, témoigne : « On les arrose, et on attend qu’ils poussent ! ». Même après les vacances, les légumes continueront d’approvisionner le centre aéré.

Source : France 3 Régions.

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