« Quel enfant de quatre ans mérite de subir ça ? » : une mère dénonce des violences envers sa fille placée en famille d’accueil
Publié le 01/09/2026 à 11h45
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Arbereshe, résidente de Beauvais (Oise), dénonce des violences subies par sa fille de quatre ans, placée en famille d’accueil depuis près d’un an. La mère a découvert des bless inquiétantes sur l’enfant après une visite accordée par l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
Le 22 août dernier, Arbereshe a été alarmée par un message indiquant que sa fille avait été blessée lors d’un accident de quad électrique. Selon les informations reçues, l’enfant aurait été conduite aux urgences avec des bless graves, notamment un œil rouge et des traces sur le visage. « C’est très choquant en tant que parent de voir son enfant de quatre ans dans un pareil état », s’indigne-t-elle.
Lors d’une visite le lendemain, Arbereshe a constaté que l’état de sa fille était « assez choquant », tant sur le plan psychologique que physique. « Elle semblait complètement perdue et en détresse », décrit-elle. L’ASE aurait tenté de limiter les questions de la mère sur l’accident, ce qu’elle considère comme une menace.
Depuis son placement, la petite fille aurait également subi plusieurs changements de famille d’accueil et se serait plainte de violences verbales et physiques infligées par une adolescente de 17 ans. « Elle dit qu’elle avait peur et qu’elle se sentait très triste », rapporte Arbereshe, ajoutant que ces plaintes étaient récurrentes.
Le 21 août, lors d’une visite avec les services sociaux, sa fille lui avait montré des « traces au pied et au coude, des griffures ». Arbereshe souligne également le manque de suivi médical, notamment chez le dentiste, et a demandé des mes de protection pour ses enfants.
« Je suis inquiète et révoltée. Quel enfant de quatre ans mérite de subir ça ? » s’interroge-t-elle, appelant à une réévaluation de la garde de ses filles. Initialement, les enfants ont été placés à la suite de son propre signalement pour des soupçons de violences sexuelles. « L’État ne peut pas retirer des enfants de leurs parents et devenir lui-même source de traumatismes », déclare-t-elle.
Les services départementaux de l’Oise affirment que les échanges avec la mère sont réguliers et qu’aucun signalement n’a été fait depuis un an. François Lansiart, directeur général adjoint en charge de la solidarité, insiste sur le fait qu’aucun élément ne justifie des inquiétudes particulières concernant le bien-être de l’enfant.
L’avocat de la mère, Franz Achache, prévoit de relancer la juge pour enfant en charge du dossier, dénonçant une double peine pour sa cliente, qui a toujours pris soin de ses enfants. La juge a d’ores et déjà demandé que la fille de quatre ans ne réintègre pas la même famille d’accueil.
Source : France3 Régions

