Une jeune bikeuse condamnée à 10 ans pour complicité de viols avec torture en appel.

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Une jeune « bikeuse » condamnée à 10 ans de réclusion pour complicité de viols avec torture

Une Niçoise de 23 ans a été condamnée, vendredi 31 mars, à dix ans de réclusion par la cour d’assises de Draguignan (Var) pour complicité de viols avec torture et actes de barbarie sur une autre jeune femme, selon l’avocat de la victime, Me Adrien Verrier.

Ce verdict, qui réduit de moitié la condamnation prononcée en première instance, s’inscrit dans un dossier judiciaire complexe lié à un assassinat survenu en 2011 au sein d’un groupe de motards aux pratiques paramilitaires. La jeune femme, identifiée sous le nom de « Tess », était accusée d’avoir séquestré et torturé une autre femme pour l’empêcher de révéler l’assassinat de son compagnon, Mayeul Gaden, et une tentative d’assassinat à son encontre.

Le procès pour l’assassinat et la tentative d’assassinat a eu lieu en 2015, aboutissant à des peines de 20 à 25 ans de réclusion pour trois membres du groupe, dont « Tess » qui n’avait pas fait appel de sa condamnation à 20 ans.

Le second volet de cette affaire concerne la séquestration, les tortures et les viols infligés à « Manuela » (prénom d’emprunt), la petite amie du chef assassiné, pendant six mois après le crime. En première instance, « Tess » avait été condamnée à vingt ans de réclusion et avait fait appel. La cour d’assises a confirmé sa culpabilité pour avoir livré Manuela à un sans-abri qui l’a abusée. Ce dernier a également été condamné à vingt ans de réclusion criminelle.

Me Adrien Verrier a déclaré : « Nous souhaitions une décision de culpabilité, nous sommes satisfaits. La peine a certes été réduite, mais ayant déjà pris vingt ans dans le premier dossier, cela porte à trente la peine globale à accomplir. » De son côté, Me Sophie Jonquet, avocate de « Tess », a exprimé une satisfaction relative, notant qu’il était difficile de considérer sa cliente comme innocente compte tenu des faits avérés dans le premier dossier.

La jeune femme a la possibilité de demander une confusion des deux peines.

Source : France 3 Régions

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