Une IA capable de détecter des maladies dans le souffle humain
La startup Ainos a lancé une étude clinique à Taïwan visant à développer une technologie permettant de souffler dans un capteur pour déterminer si une personne présente une maladie respiratoire ou cardiaque grave. Actuellement en phase de validation, cette technologie suscite un intérêt croissant dans le domaine médical.
Contexte factuel
Depuis longtemps, la médecine reconnaît que certaines affections laissent des traces dans l’air expiré. Des études antérieures ont montré que des chiens peuvent détecter certains cancers par leur odorat, et des cas notables, comme celui de Joy Milne, qui a diagnostiqué des cas de Parkinson simplement en reniflant des vêtements, soulignent l’importance de l’olfaction dans le diagnostic médical. Cependant, les dispositifs technologiques n’ont pas atteint un niveau de sensibilité comparable.
Données ou statistiques
Les capteurs MEMS (microélectromécaniques) utilisés par Ainos sont capables de détecter des concentrations de composés organiques volatils (COV) à la partie par milliard. L’étude, en collaboration avec l’Université nationale de Taïwan, ciblera les patients se présentant aux urgences avec des symptômes d’essoufflement, ou dyspnée. Ce symptôme peut être indicatif de maladies graves comme l’exacerbation aiguë de bronchopneumopathie chronique obstructive ou l’insuffisance cardiaque décompensée. L’étude est prévue pour une durée d’un an, à partir de juillet 2026.
Le marché des « nez électroniques médicaux » est évalué à près de 30 milliards de dollars d’ici 2025, illustrant à la fois l’intérêt des investisseurs et les défis liés à la validation clinique de ces technologies.
Conséquence directe
Si l’étude d’Ainos aboutit, il pourrait être possible que des dispositifs de diagnostic olfactif soient utilisés dans les soins de santé, rendant les évaluations médicales plus accessibles et rapides.
Source : The Register
