Une fresque éphémère s’invite sur le sol du J4 entre le Mucem et Cosquer

Une nouvelle fresque habille le sol de l’esplanade du J4 entre le Mucem et Cosquer Méditerranée

Une immense fresque bleue recouvre le parvis entre le Mucem et Cosquer Méditerranée. Réalisée par l’artiste Guillaume Le Meliner, cette œuvre évoque le lien entre le quartier du Panier et la Méditerranée. Depuis plusieurs jours, elle est traversée par des touristes, joggeurs et pêcheurs.

Les motifs de la fresque, inspirés de bandanas, racontent un voyage allant du Cachemire au Panier, mêlant calligraphie et culture méditerranéenne. Guillaume Le Meliner, accompagné de son ami Tarek Benaoum, a consacré quatre jours à la réalisation de cette fresque, inaugurée le 24 mai dernier. Le projet est soutenu par l’association marseillaise La Belle Union et s’inscrit dans l’événement « Sur tous les terrains » organisé par le Mucem.

Décoration urbaine ou leçon de calligraphie ?

Guillaume Le Meliner souligne que « l’histoire des civilisations et celle des écritures sont fortement liées ». Avec vingt ans d’expérience dans les formes d’écriture anciennes, il a puisé son inspiration dans des villes comme Barcelone, Bali et Berlin. Le motif bandana, qui signifie « lien » en hindi et sanskrit, trouve des résonances dans diverses cultures, des foulards d’ouvriers américains aux traditions textiles provençales.

Entre le Mucem et Cosquer, un dialogue d’époques

La fresque crée un lien entre deux institutions culturelles majeures, tout en intégrant des symboles universels tels que des soleils et des étoiles, évoquant les quatre éléments. La fresque comporte plusieurs signatures discrètes, dont celle de La Belle Union et une calligraphie inédite créée pour le Mucem, mêlant influences latines, romanes et arabes.

Une œuvre éphémère

La peinture utilisée est conçue pour s’effacer progressivement, mais des surprises naturelles, comme les éclabouss de baigneurs, la font scintiller grâce aux cristaux de sel. Initialement temporaire, la fresque reste visible plus longtemps que prévu, sans date limite d’effacement fixée. Guillaume conclut que cette œuvre « est peut-être signée, mais elle appartient à tout le monde ».

Cet article est basé sur les informations fournies par Made in Marseille.

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